L’ancien ministre socialiste a également attaqué Le Nouvel Observateur, qui a publié des extraits du livre dans son dernier numéro, et demande une publication judiciaire couvrant l’intégralité de la une de l’hebdomadaire, ont ajouté les avocats. DSK demande en outre 100000 euros de dommages et intérêts solidairement à Marcela Iacub et à Stock, son éditeur, et la même somme au journal.
Dans Belle et Bête, Marcela Iacub relate sa liaison avec l’ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI) de janvier à août 2012. Même si l’ancien ministre n’est jamais nommément désigné dans le livre, l’auteure confirme dans un long entretien au Nouvel Observateur qu’il s’agit bien de DSK, tout en précisant que l’ouvrage contient des éléments de fiction. Le personnage principal y est décrit comme un être «mi-homme, mi-cochon».
Dans un courrier adressé à Jean Daniel, un des fondateurs de l’hebdomadaire, et publié jeudi sur le site du Figaro, DSK a dit son «dégoût» et fustigé «le comportement d’une femme qui séduit pour écrire un livre, se prévalant de sentiments amoureux pour les exploiter financièrement». «Au-delà du caractère fantasmatique et donc inexact du récit, c’est une atteinte méprisable à ma vie privée et à la dignité humaine», ajoute l’ancien ministre qui dénonce «une opération qui donne la nausée».
Anne Sinclair, présente aussi dans l’ouvrage de façon anonyme et qui a rencontré Marcela Iacub, a dénoncé «un récit trompeur et fielleux de (leur) entrevue en se livrant à une interprétation diffamatoire et délirante de (ses) pensées». «Comment, pour des raisons mercantiles, Le Nouvel Observateur a-t-il pu descendre aussi bas dans l’abjection?» affirme-t-elle dans une lettre à Laurent Joffrin, directeur de l’hebdomadaire, et Jérôme Garcin, responsable des pages culturelles, également publiée par le Figaro.fr.
(Source : AFP)

