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Liban

Loi électorale : On s’y est pris trop tard, selon Salam

Comme un leitmotiv inlassable, le dossier de la loi électorale a continué de susciter des commentaires dans les différents milieux politiques avec des avis aussi diversifiés que les modes de scrutin et les combinaisons possibles.
Le leader du Parti national libéral, le député Dory Chamoun, a affirmé au cours du week-end qu’« une loi adoptant la circonscription uninominale est la solution pour parvenir à une bonne représentation pour l’ensemble des communautés ».
Selon lui, une telle formule mettrait fin au système des « bulldozers communautaires et financiers » et permettrait un « rapprochement entre l’électeur et son représentant ».
Évoquant les dissensions créées au sein du 14 Mars à cause de la loi électorale, M. Chamoun a assuré que ce « différend finira par s’estomper et ne pourra en aucun cas créer une dissension » au sein de ce camp politique.


Moins optimiste, le député Tammam Salam a écarté la possibilité pour les forces politiques en présence de parvenir à une entente autour du texte de loi, surtout qu’« il n’y a plus aucune confiance entre les protagonistes », a-t-il dit, dénonçant le fait que chaque partie « tente de confectionner une loi à sa juste mesure ». Selon lui, les discussions en vue de mettre en place une nouvelle loi électorale sont « venues trop tard ».
Reconnaissant qu’il y a effectivement de l’injustice au niveau de la représentation chrétienne, M. Salam s’est dit étonné de voir le projet du Rassemblement orthodoxe évoqué, dans la mesure où la formule défendue dans ce contexte contribue à « la division du pays et au repli sur soi ».


Le député d’Amal, Hani Kobeissi, a défendu comme il se doit la position et les efforts du président de l’Assemblée en vue d’une solution médiane, insistant sur l’idée que son initiative consiste à parvenir à une « loi unifiée qui puisse susciter l’unanimité des Libanais, de manière à sauver le pays de la discorde et des divisions internes ». Le député a rappelé l’option soutenue par Nabih Berry, à savoir le régime mixte ( 50 % proportionnelle, 50 % majoritaire).
Dans un jeu de répartition des rôles et des avis, désormais connu dans les milieux politiques libanais, le président du bureau politique d’Amal a pour sa part rappelé la position traditionnelle de son mouvement, fondée sur le principe de la « cohésion nationale, longtemps défendue par l’Imam Moussa Sadr, à savoir la proportionnelle appliquée à la circonscription unique ».
« C’est la position du mouvement Amal, a-t-il rappelé, la position par excellence des forces politiques qui veulent réellement sauver le pays. »
Le vice-président du même mouvement, cheikh Hassan Masri, a tenu à faire remarquer pour sa part que le président du Parlement avait acquiescé à un moment donné au projet du Rassemblement orthodoxe « afin de dissiper les craintes des chrétiens, bien que nous n’en étions pas convaincus parce qu’il s’agit d’un projet de nature confessionnelle ».

 

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