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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Chypriote

Le conservateur Anastasiades largement en tête

Nicos Anastasiades déposant son bulletin dans l’urne. Yiannis Kourtoglou/AFP

Le candidat conservateur Nicos Anastasiades, favorable à un plan de sauvetage international de Chypre, est arrivé largement en tête hier du premier tour de l’élection présidentielle chypriote. Il n’a pu toutefois obtenir la majorité absolue et un second tour aura donc lieu dimanche prochain. Après dépouillement de 94 % des bulletins de vote, cet avocat de 66 ans au caractère bien trempé et au verbe haut recueille 45,3 % des suffrages, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
M. Anastasiades devance largement le candidat de gauche Stavros Malas (27,1 %), soutenu par les communistes qui dirigeaient jusqu’à présent l’île. Le candidat indépendant George Lillikas obtient quant à lui 25 % des voix.
L’annonce a été accueillie par un concert de klaxons dans le centre de Nicosie. « Le peuple chypriote a décidé de tourner la page, ce message est clair », a déclaré à la presse le porte-parole de M. Anastasiades, Tassos Mitsopoulos, après l’annonce des premières estimations.
Les bureaux de vote avaient ouvert à 07h00 pour le demi-million d’électeurs appelés à désigner le président pour les cinq prochaines années.
Le scrutin s’est déroulé dans un contexte de profonde crise économique et financière, alors que les négociations en vue d’une éventuelle réunification de l’île divisée depuis l’invasion turque de 1974 sont dans l’impasse. Considéré comme un homme à poigne, M. Anastasiades s’est présenté pendant la campagne comme le plus à même de négocier un prêt international jugé crucial pour la survie de l’île méditerranéenne, qu’il s’est dit déterminé à obtenir même au prix d’une austérité encore plus marquée.
Il est aussi le seul à avoir soutenu en 2004 un plan de réunification proposé par l’ONU et accepté par les Chypriotes turcs mais rejeté par une grande majorité de Chypriotes grecs. Ce pragmatisme lui a valu beaucoup de critiques et il prône désormais un consensus politique sur ce dossier, sans pour autant présenter de stratégie claire.
« Il est le plus sérieux, celui qui a le plus de connections, pour le bien du pays », a expliqué dans la matinée Andreas Andreou, médecin d’une soixantaine d’années s’apprêtant à voter pour M. Anastasiades dans la vieille ville de Nicosie, sous un soleil printanier.
En votant à Limassol, le candidat a pour sa part assuré que « la survie du pays » dépendait du scrutin : « Le peuple doit choisir, en donnant un mandat fort, un gouvernement de salut national pour faire face aux problèmes immédiats de l’économie. » Alors que la reprise n’est pas attendue avant 2015 et que le chômage, actuellement à près de 15 %, connaît une hausse exponentielle, Chypre négocie depuis juin avec le Fonds monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne un plan de sauvetage évalué à 17 milliards d’euros, l’équivalent de son PIB annuel, dont 10 milliards pour renflouer ses banques, plombées par leur exposition à la dette grecque.

(Source : agences)
Le candidat conservateur Nicos Anastasiades, favorable à un plan de sauvetage international de Chypre, est arrivé largement en tête hier du premier tour de l’élection présidentielle chypriote. Il n’a pu toutefois obtenir la majorité absolue et un second tour aura donc lieu dimanche prochain. Après dépouillement de 94 % des bulletins de vote, cet avocat de 66 ans au caractère bien trempé et au verbe haut recueille 45,3 % des suffrages, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.M. Anastasiades devance largement le candidat de gauche Stavros Malas (27,1 %), soutenu par les communistes qui dirigeaient jusqu’à présent l’île. Le candidat indépendant George Lillikas obtient quant à lui 25 % des voix.L’annonce a été accueillie par un concert de klaxons dans le centre de Nicosie. « Le peuple chypriote a...
commentaires (1)

Correction, Malas est le candidat communiste et non de gauche puisque les autres partis de gauche ont soutenu Lilikas. Ce dernier était membre du parti communiste et s'en est distancé depuis maintenant deux ans. Quand au montant nécessaire pour renflouer les banques, il n'est toujours pas connu et il y a des soupçons que l’état l'ai gonflé lui même pour éloigner les attaques de mauvaise gestion qui lui sont adressées depuis l’éclatement de la crise. Ce gouvernement se doit de partir au plus vite pour que l’île retrouve sa sérénité et sa prospérité. Je leur souhaite bonne chance et 3a2 belna!

Pierre Hadjigeorgiou

06 h 41, le 18 février 2013

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Commentaires (1)

  • Correction, Malas est le candidat communiste et non de gauche puisque les autres partis de gauche ont soutenu Lilikas. Ce dernier était membre du parti communiste et s'en est distancé depuis maintenant deux ans. Quand au montant nécessaire pour renflouer les banques, il n'est toujours pas connu et il y a des soupçons que l’état l'ai gonflé lui même pour éloigner les attaques de mauvaise gestion qui lui sont adressées depuis l’éclatement de la crise. Ce gouvernement se doit de partir au plus vite pour que l’île retrouve sa sérénité et sa prospérité. Je leur souhaite bonne chance et 3a2 belna!

    Pierre Hadjigeorgiou

    06 h 41, le 18 février 2013

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