Le secrétaire adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a ainsi déclaré, dans un discours, que ceux qui cherchent à semer la discorde entre les sunnites et les chiites travaillent pour le compte des ennemis de l’islam. Ils n’appartiennent, selon lui, à aucune confession. « Si vous les observez, a déclaré Kassem, vous constaterez qu’ils ne sont ni croyants ni pratiquants. Ils occupent simplement des positions politiques qui exigent d’eux d’utiliser la fibre confessionnelle pour renforcer leur pouvoir. Et, au final, ils sont au service des intérêts des États-Unis et d’Israël. Ceux qui cherchent la discorde n’ont donc rien à voir avec la religion et leurs actes sont diaboliques. »
De son côté, le chef du bloc parlementaire de la Résistance, Mohammad Raad, a rendu hommage au gouvernement, précisant qu’il préserve des constantes nécessaires en cette période délicate « pour protéger la Résistance face aux projets qui commencent à Washington et finissent à Tel-Aviv ». M. Raad a encore estimé que le martyre fait partie de la culture du Hezbollah et de sa stratégie de victoire. « Si certains faibles d’esprit considèrent aujourd’hui que le martyre est une perte, nous disons que c’est un pas vers la victoire, dans le cadre d’une vie digne, contrairement à ceux qui brandissent le slogan de la volonté de vivre, pour justifier les concessions et les redditions », a déclaré Mohammad Raad qui a précisé : « Pour vivre, il faut être libre car la vie sans la liberté n’en est pas une. »
Dans le même esprit, le député du bloc de la Résistance Hassan Fadlallah a déclaré, au cours d’une cérémonie en hommage aux martyrs, que « les voix qui s’élèvent pour attaquer la Résistance ont en réalité le complexe du pouvoir et de la présidence du Conseil ». Selon lui, ces voix considèrent le Liban comme un émirat leur appartenant. « Elles ne veulent pas de rivaux et sont prêtes à tout pour revenir au pouvoir et y rester. » Hassan Fadlallah a encore rappelé que « ces voix qui nous attaquent aujourd’hui étaient nos partenaires au sein du gouvernement et nous proposaient des compromis pour pouvoir rester à la tête du gouvernement. Tant que ceux-là étaient au gouvernement, ils acceptaient l’équation qu’ils rejettent aujourd’hui de “l’armée-le peuple-la résistance”. Ils acceptent les compromis parce qu’ils traitent l’État comme une société privée ».
Sur un plan purement électoral, cheikh Kassem, hajj Raad et Hassan Fadlallah ont souhaité l’adoption d’une loi qui assure une représentation équitable pour tous et qui lève l’injustice faite à certaines communautés en permettant à d’autres d’élire les représentants de ces dernières. Selon eux, le mode de scrutin proportionnel est le plus approprié pour réparer cette injustice. Mais pour Kassem Hachem, membre du bloc Berry, c’est le projet du président de la Chambre qui est le plus équitable, dans la mesure où il joint le mode de scrutin proportionnel au mode majoritaire.


On connaît la culture de la patate, la culture des radis, sans clefs pour le paradis bien sûr...
04 h 22, le 17 février 2013