Des inspecteurs de l’ONU voient un petit nombre de nouvelles centrifugeuses sur le site d’enrichissement d’uranium de Natanz.
OLJ /
le 15 février 2013 à 00h15
Les pourparlers qui ont pris fin mercredi à Téhéran entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’ont pas permis de sceller un accord, a annoncé hier l’agence onusienne. De retour à Vienne, le directeur général adjoint de l’AIEA, Herman Nackaerts, a déclaré que l’agence allait poursuivre ses discussions avec l’Iran, mais qu’elle avait besoin de plus de temps pour réfléchir sur la marche à suivre. « Les deux parties n’ont pas pu finaliser l’accord », a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune nouvelle date n’avait été fixée pour la prochaine rencontre entre l’Iran et l’AIEA. L’AIEA a précisé ne pas avoir eu accès au site militaire de Parchin, soupçonné d’avoir abrité des recherches dans le cadre du programme nucléaire iranien. Ce nouvel échec des négociations intervient à moins de deux semaines des discussions prévues entre l’Iran et les six puissances qui négocient sur ses activités nucléaires, le 26 février au Kazakhstan. « Le refus persistant de l’Iran de finaliser ses discussions avec l’AIEA pour faire toute la lumière sur les finalités de son programme nucléaire est très préoccupant », a ainsi déclaré à Paris le porte-parole du Quai d’Orsay, Philippe Lalliot. « L’agence déploie depuis plusieurs mois des efforts importants pour obtenir de l’Iran des réponses à ses questions, et un accès aux sites et aux personnels concernés », a-t-il ajouté. « Malheureusement, l’Iran n’a pas saisi les occasions de ses réunions avec l’agence pour s’engager enfin dans une démarche de coopération et de transparence. » Hier, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, cité par la télévision nationale, a déclaré pour sa part : « Au nom de la nation iranienne, je dis que quiconque pense que nous céderons face aux pressions commet une grave erreur et emportera son vœu dans sa tombe. » Par ailleurs, des inspecteurs de l’ONU ont pu voir un petit nombre de nouvelles centrifugeuses sur un site d’enrichissement d’uranium, a déclaré une source diplomatique sous couvert d’anonymat. Mercredi, l’autorité iranienne de l’énergie atomique avait en effet indiqué qu’elle mettait en place une nouvelle génération de centrifugeuses sur le site de Natanz, qui fait partie des sites régulièrement visités par l’AIEA. La mise en place de ces nouvelles installations accélérerait de manière significative l’accumulation des matériaux qui pourraient servir au développement d’une arme nucléaire. (Source : Reuters)
Les pourparlers qui ont pris fin mercredi à Téhéran entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’ont pas permis de sceller un accord, a annoncé hier l’agence onusienne. De retour à Vienne, le directeur général adjoint de l’AIEA, Herman Nackaerts, a déclaré que l’agence allait poursuivre ses discussions avec l’Iran, mais qu’elle avait besoin de plus de temps pour réfléchir sur la marche à suivre. « Les deux parties n’ont pas pu finaliser l’accord », a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune nouvelle date n’avait été fixée pour la prochaine rencontre entre l’Iran et l’AIEA. L’AIEA a précisé ne pas avoir eu accès au site militaire de Parchin, soupçonné d’avoir abrité des recherches dans le cadre du programme nucléaire iranien.Ce nouvel échec des négociations...
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