Sleiman opposé à l’extradition de ressortissants syriens
OLJ /
le 08 février 2013 à 00h32
La décision du tribunal militaire d’extrader vers son pays un officier syrien qui avait déserté et qui était entré illégalement au Liban a suscité de fortes réserves dans de nombreux milieux libanais, notamment auprès des associations de défense des droits de l’homme. Compte tenu de la situation en Syrie, le lieutenant Mohammad Hassan Tlass, 30 ans, risque la mort s’il est effectivement remis aux autorités de son pays, selon Life et HRW. Conformément aux procédures habituelles, le lieutenant Tlass devait être transféré au siège de la Sûreté générale, dans la Békaa, à minuit pour être remis à la Syrie. Mais rien n’est moins sûr, d’autant que le président Michel Sleiman s’est exprimé contre l’extradition d’opposants syriens, conformément à la Charte des droits de l’homme de l’ONU, surtout s’ils risquent d’être exécutés. Même le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, a déclaré hier à l’AFP qu’en général, les Syriens « risquant la prison ou la mort ne sont pas extradés ». « Le gouvernement a pris la décision d’examiner chaque cas d’extradition lorsque la personne en question risque la prison ou la mort », a-t-il expliqué. Le lieutenant Tlass avait été également condamné par le tribunal militaire à deux mois de prison et à une amende de 100 000 livres libanaises. Durant son procès, il avait expliqué qu’il appartenait à l’Armée syrienne Libre et qu’il s’était infiltré au Liban pour évacuer un blessé. Affaire à suivre.
La décision du tribunal militaire d’extrader vers son pays un officier syrien qui avait déserté et qui était entré illégalement au Liban a suscité de fortes réserves dans de nombreux milieux libanais, notamment auprès des associations de défense des droits de l’homme. Compte tenu de la situation en Syrie, le lieutenant Mohammad Hassan Tlass, 30 ans, risque la mort s’il est effectivement remis aux autorités de son pays, selon Life et HRW.Conformément aux procédures habituelles, le lieutenant Tlass devait être transféré au siège de la Sûreté générale, dans la Békaa, à minuit pour être remis à la Syrie. Mais rien n’est moins sûr, d’autant que le président Michel Sleiman s’est exprimé contre l’extradition d’opposants syriens, conformément à la Charte des droits de l’homme de l’ONU, surtout...
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