« Nous avons réussi à créer une nouvelle zone de conflit, à organiser des attaques de convois et organiser des kamikazes », a ainsi déclaré dans un communiqué le porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), Abu Walid Sahraoui. « Nous appelons les citoyens à ne pas se déplacer sur les routes nationales parce qu’il y a danger de champs de mines », a-t-il souligné, tout en « exhortant au jihad contre les régimes infidèles, pour établir la charia et libérer les musulmans ». Le Mujao, l’un des groupes islamistes armés qui ont contrôlé le Nord du Mali pendant plus de neuf mois, multipliant les exactions, a ainsi revendiqué deux récentes explosions de mines qui ont frappé des véhicules de civils et de soldats maliens.
Quant aux militaires français, ils ont fait part à plusieurs reprises de leur vigilance à l’égard d’éventuelles mines ou bombes artisanales, que les islamistes auraient pu dissimuler avant de prendre la fuite.
En attendant, plus au nord, autour de la ville de Kidal et sa région, en particulier le massif des Ifoghas situé près de la frontière algérienne, l’aviation française a mené ces derniers jours de nombreux raids contre des positions et dépôts d’armements des groupes islamistes qui y sont retranchés.
« Les opérations aériennes se poursuivent. L’effort de ces frappes se situe essentiellement dans la région nord de Kidal et dans la région de Tessalit », à la frontière avec l’Algérie, a ainsi précisé le porte-parole de l’armée française, le colonel Thierry Burkhard. Kidal même, qui est tenue par des rebelles touareg et des islamistes s’affirmant « modérés » et prêts « au dialogue » avec Bamako, est « sécurisée » par quelque 1 800 soldats tchadiens. Les troupes françaises contrôlent l’aéroport.
73 %
Sur le plan diplomatique, la France pense déjà à son retrait progressif de ce pays et elle a demandé à l’ONU de préparer l’envoi d’une force de maintien de la paix, « sous Casques bleus lorsque les conditions sécuritaires le permettront », a déclaré mercredi l’ambassadeur français Gérard Araud à l’ONU.
« Il n’y a eu aucune objection » au sein du Conseil de sécurité, selon lui, mais il a reconnu qu’il faudrait « plusieurs semaines pour prendre une décision » et une nouvelle résolution du Conseil.
Pendant ce temps, au Caire, les pays islamiques ont annoncé hier leur soutien aux « efforts en cours pour le recouvrement par le Mali de son intégrité territoire », en référence implicite à l’intervention militaire de la France dans ce pays, à l’issue du 12e sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).
Signalons enfin que près de trois Français sur quatre (73 %) sont favorables à l’intervention militaire au Mali, quatre semaines après son lancement, un taux d’adhésion inégalé depuis vingt ans pour une opération extérieure française, selon un sondage de l’institut IFOP à paraître aujourd’hui.


Ils ont ouvert un nouveau front en posant des mines et tuant leurs propres ressortissants. Plus bêtes que de tels imbéciles nous n'avons vu qu'au Liban ou ils sont au pouvoir par armes interposées!
05 h 45, le 08 février 2013