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Moyen Orient et Monde

Ému aux larmes, le Parlement européen ovationne Marzouki

Le vibrant discours du président tunisien Moncef Marzouki en faveur de la démocratie après l’assassinat d’un opposant dans son pays a suscité hier une vague d’émotion rare au Parlement européen, où des députés plus connus pour leurs effets de manche ont fini en larmes.
Habituel trublion de l’hémicycle, l’eurodéputé vert Daniel Cohn-Bendit était muet de stupeur et en pleurs tandis que le chef de file des conservateurs Joseph Daul, les yeux rougis, épongeait ses larmes avec un mouchoir après l’intervention du président tunisien, qui s’est conclue par les mots d’espoir : « Que la paix soit avec vous ! » Le discours terminé, les députés de toutes tendances politiques confondues se sont levés et ont ovationné M. Marzouki, venu évoquer la transition démocratique en Tunisie, deux ans après le début du printemps arabe.
« Cela a été un des moments les plus émouvants ici au Parlement depuis longtemps », a reconnu le président de l’institution, l’Allemand Martin Schulz. « J’ai rarement vu des collègues si durs et si forts normalement pleurer ensemble, de gauche à droite, donc c’était un moment exceptionnel », a-t-il dit, la voix nouée.
Étouffant un sanglot, le président tunisien a dénoncé l’« odieux assassinat d’un leader politique » et d’un « ami de longue date. Cet assassinat politique, c’est une menace, c’est une lettre envoyée, mais qui ne sera pas reçue, a-t-il déclaré dans un français aux accents lyriques. Nous refusons ce message et nous continuons à démasquer les ennemis de la révolution et continuons notre politique ». Dans son discours, il a promis de « protéger le mode de vie de la Tunisie moderniste, de défendre toutes les libertés et de protéger les acquis de la femme ».
Le vibrant discours du président tunisien Moncef Marzouki en faveur de la démocratie après l’assassinat d’un opposant dans son pays a suscité hier une vague d’émotion rare au Parlement européen, où des députés plus connus pour leurs effets de manche ont fini en larmes.Habituel trublion de l’hémicycle, l’eurodéputé vert Daniel Cohn-Bendit était muet de stupeur et en pleurs tandis que le chef de file des conservateurs Joseph Daul, les yeux rougis, épongeait ses larmes avec un mouchoir après l’intervention du président tunisien, qui s’est conclue par les mots d’espoir : « Que la paix soit avec vous ! » Le discours terminé, les députés de toutes tendances politiques confondues se sont levés et ont ovationné M. Marzouki, venu évoquer la transition démocratique en Tunisie, deux ans après le début...
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