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Agenda - Social

Proposition de loi pour les travailleuses étrangères

Photo souvenir pour les représentants des diverses ONG libanaise, jordanienne, égyptienne.

L’association Amel, en coopération avec la Fédération générale de la femme jordanienne et l’Association de la femme arabe, a mis au point une proposition de loi pour les travailleuses domestiques dans le monde arabe. Ce texte est le fruit d’un important séminaire de réflexion qui s’est tenu à Alexandrie, en Égypte, et qui a été précédé de nombreuses concertations avec les ministères concernés (Travail et Justice) et avec la Sûreté générale.
La proposition tient compte des données suivantes : au Liban, il y a plus de 200 000 travailleuses domestiques et, en moyenne, on déplore dans leurs rangs un décès par semaine. Près de 21 % d’entre elles sont soumises à des exactions sexuelles et 31 % sont retenues à l’intérieur du domicile de leurs employeurs. Près de 80 % ne sont pas autorisées à avoir un jour de congé par semaine et 88 % des employeurs confisquent le passeport de leurs employées étrangères. Face à cette situation, il a donc fallu réagir et c’est pourquoi, en concertation avec les ONG de Jordanie et d’Égypte, un texte de loi commun a été élaboré, dans l’espoir de son adoption par les Parlements concernés. Le chemin est encore long, mais il existe au moins, désormais, une grande sensibilisation à ce problème auquel le séminaire d’Alexandrie a été consacré.
L’allocution de Kamel Mohanna, président fondateur de Amel, devant les participants à ce séminaire a d’ailleurs mis l’accent sur la nécessité d’une action commune pour régler un problème qui touche aux droits élémentaires des femmes, et des travailleuses étrangères en particulier.
L’association Amel, en coopération avec la Fédération générale de la femme jordanienne et l’Association de la femme arabe, a mis au point une proposition de loi pour les travailleuses domestiques dans le monde arabe. Ce texte est le fruit d’un important séminaire de réflexion qui s’est tenu à Alexandrie, en Égypte, et qui a été précédé de nombreuses concertations avec les ministères concernés (Travail et Justice) et avec la Sûreté générale. La proposition tient compte des données suivantes : au Liban, il y a plus de 200 000 travailleuses domestiques et, en moyenne, on déplore dans leurs rangs un décès par semaine. Près de 21 % d’entre elles sont soumises à des exactions sexuelles et 31 % sont retenues à l’intérieur du domicile de leurs employeurs. Près de 80 % ne sont pas autorisées à avoir...