Que ce soit au sein des clubs, des associations, des mouvements sociaux ou des ONG, l’initiative privée a toujours été le moteur des sociétés. Et dans tous les domaines : développement, droits de l’homme, droits de la femme et de l’enfant, environnement, sauvegarde du patrimoine, et tant d’autres causes. Face à la valse-hésitation ou l’incurie des institutions étatiques, elle est quasiment l’avocat de tous les intérêts négligés, de toutes les urgences. Comme celle de rendre hommage à de grands Libanais, hommes ou femmes, dont la valeur et le mérite sont célébrés en Europe et en Amérique, et ignorés dans leur propre pays. Dans le cas de Nassib Lahoud, Solidere a pris l’initiative – et la bonne : la place qui marque l’entrée des souks (entre le Balthazar et Hermès) porte désormais le nom du leader politique disparu l’an dernier, un homme exceptionnel et exemplaire, dont la grande intégrité a forcé le respect de tous, qu’il s’agisse de ses amis ou de ses adversaires, un homme de dialogue profondément convaincu du modèle de coexistence islamo-chrétienne, comme l’a si bien souligné son frère Samir Lahoud. Digne, sobre et élégante, la cérémonie de la pose de la plaque s’est déroulée en présence de la famille et des amis fidèles, venus nombreux. Il y avait Michel Eddé, Michel el-Khoury, Walid Daouk, Adnane Kassar, Tammam Salam, Raymond et May Audi, Nabil de Freige, Khaled Kabbani, Mouna Hraoui, Solange Gemayel, François et Gaby Abisaab, Maha Makari, Camille et Leila Ziadé, Misbah Ahdab, Gaby Murr, Raffoul Sabbagha, mais aussi les ambassadeurs de France, d’Italie et des États-Unis, l’émissaire personnel de Ban Ki-moon au Liban, ainsi que le président et les membres du conseil municipal de Baabdate qui, rappelons-le, avait baptisé l’année dernière l’avenue principale de Baabdate du nom de Nassib Lahoud. Évidemment...
Où sont les Zeiss de Lama ?
Elle est globe-trotteuse, mélomane chevronnée, überfan d’opéras, et cette fois, Lama Tyan a mis le cap sur le Staatsoper de Vienne et l’Opernhaus de Zürich, un bijou de l’architecture rococo, entraînant avec elle 20 fans de théâtre lyrique pour qu’ils vivent à la puissance 5. Cinq nuits, 5 opéras ! Des voyages immobiles en musique et en couleurs plus remarquables les uns que les autres et dont le clou a été Tannhäuser, dans une mise en scène du très wagnérien Harry Kupfer ! Presque quatre heures et demie de représentation, avec deux entractes au cours desquels Marianne Karagulla, Amira Abillama, Simone Kosrmelli, Arlette Jabre, Dany Abou Kheir, Myriam Antaki, Raffoul Sabbagha (au total 17 dames et trois messieurs : c’est le girls power à fond ! ) ont partagé aussi bien leur repas que leur vision de la profondeur et de la gravité germaniques, interprétées par Peter Seiffert, Anja Harteros, Vesselina Kasarova, etc. Petit incident à la fin de la soirée : on ne trouve plus les jumelles de Lama. Évaporés les yeux Zeiss, auxquels elle est férocement attachée. Ratissant les lieux, ses recherches l’amènent aux portes des coulisses où elle réussit à se glisser et, le cœur palpitant, demande à poser avec diva, ténor, basse et compagnie, qui se prêtent volontiers à la séance instagramesque ou polaroïd... À défaut de ses jumelles, Lama, qui s’est constitué une importante collection de clichés avec les grands artistes lyriques, a enrichi sa collection photo. Rien n’est jamais vraiment perdu.
Les Ayyam de Joy
Une nouvelle galerie d’art à Londres, c’est courant, presque « boring », mais une galerie portant un patronyme arabe, c’est rarissime. Et forcément, ça attire les curieux. Bravant le froid et la pluie, plus de 700 personnes, collectionneurs, écrivains, amateurs d’art, critiques et curieux, ont fait la queue le long de New Bond Street jusqu’au numéro 143, où l’enseigne de Ayyam Gallery brillait de tous ses feux. Un véritable tableau-manifeste de l’intérêt porté à la scène artistique proche-orientale.
À l’affiche de cette inauguration : « Shooting The Cloud ». Des toiles et des sculptures de Nadim Karam, dont une série d’œuvres intitulées « Closets and Closets », est également exposée, en ce moment, à l’Institut du monde arabe à Paris dans le cadre d’une manifestation collective qui fête les 25 ans de l’IMA.
Après Damas, Beyrouth et Dubaï, poursuivant leur objectif comme un sacerdoce (être les vecteurs de la créativité des artistes arabes sur le marché de l’art contemporain et exposer des noms d’envergure internationale), les deux frères syriens Hisham et Khaled Samawi ont ainsi investi la capitale britannique et confié la direction de leurs locaux à une férue d’art, Joy Naji Asfar (elle a vraiment de qui tenir...), ancienne directrice de la Selma Feriani Gallery et ex-collaboratrice chez Bonhams, la plus ancienne maison anglaise de vente aux enchères d’art et d’antiquités, aujourd’hui installée à New York, à l’angle de la 5e rue et de Madison Avenue, en lieu et place de l’ancien Dahesh Museum !
Ambiance bœuf...
Quand Sacha Abou Khalil, qui porte trois casquettes (dentiste, peintre et gastronome), décide de rassembler ses amis dans son « L’Oca Matta » pour partager magret de canard fumé, risotto à la truffe et pera cotta el-barolo, c’est toujours dans un seul but : réveiller en fanfare les papilles gustatives. Mais ce soir-là, il a aussi décidé de régaler leurs tympans en invitant la délicieuse Maria Douaihy, à la voix chaloupée et au registre arabo-franco-andalou. Akram Azoury est venu avec toute sa famille, et Jabbour et Thérèse Douaihy, les heureux parents de la créature au micro, avec une bande d’amis, notamment
Patrick et Noha Baz, Nora Kehdy ,Claude Farah-Ziadé, Madou Chami Gemayel, etc. Au creux de l’hiver, cette douce et gourmande pause fleurait bon les airs du mythique Le Bœuf sur le toit des halles parisiennes... Les clients en redemandent.
ditavonbliss@hotmail.com


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef