La conférence de presse tenue par Hanna Gharib, entouré de ses collègues, à l’issue de la réunion du comité intersyndical. Photo Ibrahim Tawil
Au cours d’une conférence de presse à l’issue de la réunion, Hanna Gharib, président de la Ligue des enseignants du secondaire, a lu un communiqué dans lequel il a stigmatisé le refus du gouvernement de transférer l’échelle des salaires au Parlement afin qu’elle y soit adoptée.
« Le comité a recommandé aux assemblées générales et aux conseils de délégués de se réunir entre le 4 et le 15 février afin de discuter des mesures à prendre pour observer la grève générale et ouverte dans toutes les écoles publiques et privées, tous les instituts techniques, dans les ministères, les institutions officielles, le Grand Sérail, dans les cazas, les mohafazats et les municipalités, a déclaré M. Gharib. L’objectif est de faire pression pour que l’échelle des salaires soit transférée sans délai au Parlement, sans aucune modification, et en rendant justice aux contractuels et aux retraités, et sans aucune nouvelle taxe imposée à ceux qui ont de faibles revenus. »
Selon le comité, la grève devrait commencer, le 19 février au matin, par un sit-in central et une marche à 11h, allant de la rue des banques, au centre-ville de Beyrouth, au Grand Sérail. Des assemblées générales devraient être tenues par les enseignants et les fonctionnaires en service ou retraités dès le 12 février. Les réunions avec les responsables politiques concernés ainsi qu’avec les partis et les organisations de tous types devraient être intensifiées, dans l’objectif d’obtenir un soutien maximal à ces mesures d’escalade. Le comité de coordination intersyndical sera chargé de prendre les positions adéquates suivant la progression de la situation.
M. Gharib a précisé que la grève ouverte n’était pas la dernière carte que détenait le comité. Celui-ci, selon lui, peut encore envisager d’autres mesures de protestation comme le boycottage des élections ou encore celui des examens officiels, et d’autres encore.

