Rechercher
Rechercher

Sport - Voile

Gabart vainqueur du Vendée Globe en un temps record

François Gabart a fait du mythique « Tour du monde en 80 jours » de Jules Verne une réalité en remportant aux Sables-d’Olonne la septième édition du Vendée Globe en 78 jours, deux heures, 16 minutes et 40 secondes. En passant sous la barre des 80 jours, le navigateur français a accompli en solitaire et sans assistance un exploit déjà réalisé en équipage ou sur un multicoque, mais jamais sur un voilier monocoque. Pour sa première participation, cet ingénieur de 29 ans est aussi devenu, à la barre de Macif, le plus jeune vainqueur de cette course – un record détenu jusque-là par Alain Gautier, qui avait remporté le Vendée Globe en 1993 à l’âge de 30 ans. Le précédent record de vitesse de « l’Everest des mers » datait de sa précédente édition, en 2008-2009, quand Michel Desjoyeaux avait mis 84 jours, trois heures, neuf minutes et huit secondes. À titre de comparaison, en 1989-1990, le premier vainqueur de l’épreuve, Titouan Lamazou, avait passé 109 jours, huit heures, 48 minutes et 50 secondes en mer sur son bateau Écureuil d’Aquitaine II.            (Damien Meyer/AFP)

Le Français François Gabart (Macif) a remporté en un temps record hier aux Sables-d’Olonne le 7e Vendée Globe, devenant le plus jeune vainqueur de ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, baptisé « l’Everest des mers ».
Le vent étant bien retombé, Gabart (29 ans) a franchi à petite vitesse la ligne d’arrivée située à l’extérieur du chenal à 15h18 heure française, bouclant sa circumnavigation express de quelque 24 000 milles (44 450 km) en 78 jours 02 heures et 16 minutes, améliorant de six jours le record établi en 2009 par son mentor Michel Desjoyeaux (84 j 03h et 09 min).
Son poursuivant immédiat, le Français Armel Le Cléac’h (Banque populaire), est arrivé quant à lui en fin d’après-midi aux Sables.
Desjoyeaux avait embarqué au milieu de la nuit dans un catamaran à moteur pour aller accueillir Gabart, son poulain, au large des côtes vendéennes.
Le mauvais temps qui balayait samedi le golfe de Gascogne avait conduit les autorités à interdire la sortie du chenal aux plaisanciers dimanche à partir de 06h00 GMT.
Des milliers de personnes s’étaient massées dès le début de la matinée sur le bord du chenal des Sables-d’Olonne pour acclamer le vainqueur du Vendée Globe, vêtues de cirés, armées de parapluies, équipées de toiles imperméables pour s’asseoir.
Gabart, blond aux yeux bleus de 1,71 m pour 66 kg, avait assisté en spectateur au départ du dernier Vendée Globe il y a quatre ans et a donc réussi son incroyable pari après une carrière météorique.

Son secret : une formation d’ingénieur
Le secret de Gabart, installé à La Forêt-Fouesnant (Bretagne) avec sa compagne norvégienne Henriette et leur fils de 10 mois Hugo, tient sans doute à sa formation d’ingénieur.
Sa victoire dans le Vendée Globe est un modèle d’intelligence. Toujours aux avant-postes dans la descente de l’Atlantique et l’océan Indien, dessinant des trajectoires impeccables, il est passé en tête de la flotte à la hauteur du cap Leeuwin (sud-ouest de l’Australie), se livrant ensuite à un duel haletant avec Le Cléac’h jusqu’au cap Horn.
Gabart a pris le large dans la remontée de l’Atlantique, son « meilleur ennemi » lui reprenant toutefois quelques milles à la hauteur du Pot au Noir. Mais le skipper de Macif n’a plus jamais quitté la tête de la course et a gardé son sang-froid jusqu’au bout. Même lors de la dernière ligne droite dans le golfe de Gascogne, sous la pression d’un Le Cléac’h qui, fidèle à son surnom de « chacal », ne voulait rien lâcher.
(Source : AFP)
Le Français François Gabart (Macif) a remporté en un temps record hier aux Sables-d’Olonne le 7e Vendée Globe, devenant le plus jeune vainqueur de ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, baptisé « l’Everest des mers ».Le vent étant bien retombé, Gabart (29 ans) a franchi à petite vitesse la ligne d’arrivée située à l’extérieur du chenal à 15h18 heure française, bouclant sa circumnavigation express de quelque 24 000 milles (44 450 km) en 78 jours 02 heures et 16 minutes, améliorant de six jours le record établi en 2009 par son mentor Michel Desjoyeaux (84 j 03h et 09 min).Son poursuivant immédiat, le Français Armel Le Cléac’h (Banque populaire), est arrivé quant à lui en fin d’après-midi aux Sables.Desjoyeaux avait embarqué au milieu de la nuit dans un catamaran à moteur...
commentaires (1)

Phénoménal. Trois heures d'écart seulement après plus de 50.000 kms de course, c'est carrément une arrivée au sprint. Et cette fête aux Sables d'Olonne, c'est superbe.

Robert Malek

20 h 52, le 27 janvier 2013

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Phénoménal. Trois heures d'écart seulement après plus de 50.000 kms de course, c'est carrément une arrivée au sprint. Et cette fête aux Sables d'Olonne, c'est superbe.

    Robert Malek

    20 h 52, le 27 janvier 2013

Retour en haut