Réponse : Je suis déçu. Quand on est joueur de tennis, perdre, on n’aime pas ça. J’avais fait tout ce qu’il fallait pour être au top et en l’occurrence, je l’étais. J’ai fait un match solide, mais ça n’a pas suffi. J’attends le reste de la saison avec impatience car j’ai l’impression d’avoir passé un petit cap.
Ce n’est pas passé loin...
Il ne manque jamais grand-chose, à Wimbledon (contre Murray en 2012), il ne m’a pas manqué beaucoup. À Roland (Garros contre Djokovic en 2012) non plus. C’est un peu tout le temps comme ça (sourire). Mais là au moins, j’ai l’impression d’avoir perdu pour une autre raison que d’habitude.
C’est-à-dire ?
D’habitude, je n’arrivais pas à retourner et je ne jouais pas à armes égales. Aujourd’hui, j’ai fait un match plein en retour, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Ça me fait plaisir car je galère avec ça depuis des années. C’est le match contre lui où j’ai joué mon tennis le plus contrôlé. J’étais en jambes, il ne m’a pas débordé tant que ça, j’ai gardé beaucoup plus ma ligne. Je commence à ressembler un peu plus à un joueur de tennis complet.
À quoi attribuez-vous ces progrès ?
C’est un tout. Roger (Rasheed, son nouvel entraîneur) y est pour pas mal. Je pense aussi que j’ai pris de très bonnes résolutions pour 2013 et que tous les choix que fait cet hiver pour préparer ce tournoi étaient bons. Jouer contre les meilleurs c’est le test ultime. On ne peut pas tricher. Ça permet de savoir si t’es prêt. Et je l’étais. J’ai l’impression d’avoir progressé en quelques semaines et ça me donne encore plus envie pour la suite. Je vais arriver revanchard pour le prochain grand chelem.
Dans quels secteurs pouvez-vous encore progresser ?
Partout, je peux servir encore mieux. Au troisième set, mon pourcentage de premières balles n’a pas été bon. Physiquement, j’essaye de mettre toutes les chances de mon côté pour progresser encore un peu. Mentalement, j’essaye de taper la première balle de mon entraînement comme je tape la dernière.
Avez-vous manqué de fraîcheur physique dans le cinquième set ?
Il m’a manqué quelques points mais lui a été très, très bon sur ce cinquième. J’estime avoir fait un meilleur match ce soir que lorsque je l’ai battu à Wimbledon (en 2011) car il est beaucoup plus « fit » qu’à l’époque. Après, c’est difficile à dire. La vérité, c’est qu’il m’a manqué cinq points. Si j’en gagné un de plus dans un tie-break, ça peut devenir une autre histoire. Le tennis ne s’explique pas toujours.

