– Juillet 1961 : le Royaume-Uni fait acte de candidature à la CEE. Le président français Charles de Gaulle y met son veto en 1963 et en 1967, se méfiant des liens privilégiés entre Londres et Washington.
– Janvier 1973 : le Royaume-Uni rejoint finalement la CEE.
– Juin 1975 :les Britanniques se prononcent par référendum en faveur de leur maintien au sein du marché commun (67 %), à l’issue d’une campagne qui a profondément divisé le pays.
– 1979 : le Royaume-Uni décide de ne pas faire partie du système monétaire européen (SME). La livre y entrera en 1990.
– Juin 1984 : après cinq ans de négociations, le Premier ministre britannique Margaret Thatcher, qui a répété inlassablement « I want my money back » (Je veux récupérer mon argent), obtient un « rabais » sur la participation du Royaume-Uni au budget européen. Malgré des pressions répétées, cette ristourne est toujours en vigueur.
– Juin 1990 : la convention de Schengen, qui instaure la libre-circulation des personnes et la suppression des contrôles aux frontières intérieures, est signée par cinq pays fondateurs du marché commun. Le Royaume-Uni obtient un statut particulier qui lui permet de ne souscrire qu’à certaines dispositions.
– Février 1992 : signature du Traité de Maastricht préparant la voie à une union monétaire et transformant la CEE en Union européenne. Le Premier ministre britannique John Major obtient de ne pas adhérer au chapitre social et se ménage la possibilité de ne pas prendre part à la monnaie unique.
– Sept 1992 : le Royaume-Uni se retire du SME, après qu’une hausse massive des taux d’intérêt eut échoué à stopper les spéculations sur la livre.
– Déc 1998 : Paris et Londres jettent les bases de l’Europe de la défense en affirmant ensemble, pour la première fois, la nécessité pour l’Europe de se doter d’une capacité militaire.
– Jan 2002 : l’euro devient monnaie légale dans douze pays. Le Royaume-Uni garde la livre sterling.
– Déc 2011 : au plus fort de la crise de la dette, le Premier ministre britannique David Cameron refuse de signer le pacte qui institue une discipline budgétaire commune accrue.

