Rechercher
Rechercher

Liban

Aoun contre toute loi électorale qui n’assure pas une parité réelle

À l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun a évoqué devant la presse les sujets de l’heure, notamment le projet de loi électorale, la situation délétère à la prison de Roumié, l’agression contre le convoi du ministre Fayçal Karamé. Aoun a fermement déclaré qu’il n’acceptera aucun projet de loi qui ne réalise pas une parité véritable entre les chrétiens et les musulmans, rappelant que cette parité a été reconnue par la Constitution qui a décidé que le Parlement sera composé de 64 députés chrétiens et de 64 députés musulmans.


Le chef du CPL s’est ensuite adressé aux députés chrétiens qui avaient participé à l’accord de Taëf, notamment Boutros Harb, mais encore Pierre Daccache et Edmond Rizk, et leur a demandé « s’ils ont cédé le tiers des sièges chrétiens aux musulmans ». Aoun a également rejeté les arguments selon lesquels la priorité est à la préservation de l’esprit du pacte national, se demandant si le gouvernement Siniora avait respecté cet esprit lorsqu’il s’était retrouvé dans une équipe gouvernementale sans chiites. Il a donc demandé à toutes les parties de ne pas se cacher derrière la protection du pacte national pour refuser d’adopter une nouvelle loi électorale.


Il a aussi affirmé que si la nouvelle loi n’assure pas une parité réelle, son camp la rejettera au nom de la majorité, en invoquant, « à raison cette fois-ci », le respect du pacte national. Il a aussi précisé que le projet grec-orthodoxe ne constitue pas une atteinte contre les druzes, les sunnites ou les chiites. Il a menacé, par ailleurs, de « réagir (si les droits des chrétiens ne sont pas respectés) à cet état de fait avec les moyens disponibles ».


Aoun est revenu sur les tirs contre le convoi du ministre de la Jeunesse et des Sports, Fayçal Karamé, à Tripoli, assurant que cette agression est « un crime ». Selon lui, cette affaire était destinée à plonger le pays dans un bain de sang et était appelée à avoir des conséquences graves. Il a aussi affirmé avoir reçu des informations sur la fermeture de tous les bureaux partisans à Tripoli qui ont été remis à l’armée, sauf ceux des islamistes.
Aoun a ensuite évoqué le pont de Jal el-Dib, rappelant qu’il a été démantelé parce qu’il constituait une menace pour la sécurité des passants, mais que jusqu’à présent la situation est restée inchangée, indiquant que le gouvernement (dont le CPL est une des composantes principales) est incapable d’arriver au bout des projet qu’il promet d’exécuter.
Au sujet de la prison de Roumié, Aoun s’est demandé pourquoi les caméras de surveillance ont été supprimées, rappelant qu’il avait présenté un projet de loi pour la construction de deux prisons, l’une dans le sud du pays et l’autre dans le nord.

À l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun a évoqué devant la presse les sujets de l’heure, notamment le projet de loi électorale, la situation délétère à la prison de Roumié, l’agression contre le convoi du ministre Fayçal Karamé. Aoun a fermement déclaré qu’il n’acceptera aucun projet de loi qui ne réalise pas une parité véritable entre les chrétiens et les musulmans, rappelant que cette parité a été reconnue par la Constitution qui a décidé que le Parlement sera composé de 64 députés chrétiens et de 64 députés musulmans.
Le chef du CPL s’est ensuite adressé aux députés chrétiens qui avaient participé à l’accord de Taëf, notamment Boutros Harb, mais encore Pierre Daccache et Edmond Rizk, et leur a demandé « s’ils ont...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut