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Moyen Orient et Monde

« On ne cherche que les expatriés ! »

Les premiers témoignages recueillis hier des rescapés de la prise d’otages en Algérie permettent d’ébaucher le récit d’événements au déroulement encore confus. « On s’apprêtait à sortir de nos chambres », témoigne sur France Info un ingénieur algérien, datant le début de la prise d’otages mercredi matin « vers 5h30-5h45 » : « C’était l’heure du changement des équipes, sur le site gazier d’In Aménas. Tout à coup, il y a eu les coups de feu, les explosions, on n’a rien compris, l’alarme s’est déclenchée. Juste après, ils nous ont plongés dans le noir, ils ont réussi à couper l’électricité, ils ont pris possession de la base, ils sont entrés dans les chambres, ils ont cassé les portes tout en criant : on ne cherche que les expatriés, les Algériens vous pouvez partir ! Ils ont récupéré les expats, les ont encerclés, les ont attachés. Ils se sont regroupés du côté du restaurant. »
Les ravisseurs avaient « des accents qui paraissaient libyens, algériens », selon cet ingénieur. « Je peux vous assurer que les gens qu’on a vus, qui nous ont laissés partir, n’étaient pas des Noirs, mais de type maghrébin, normal. Ils étaient super bien armés, très à l’aise, 30-35 ans. On a entendu des tirs d’armements lourds », a-t-il poursuivi, évoquant des ravisseurs « munis de bombes ».
Un autre témoin algérien affirme avoir vu « deux terroristes juste devant la porte, bien armés, barbus, en tenue afghane, l’un avec l’accent qui n’était pas algérien ». D’après cet autre salarié algérien sur la base, les « rafales de balles » mercredi matin ont « duré plus de deux heures et demie. C’était les terroristes qui ont envahi la base. Quand ils ont vu que l’armée algérienne a pris position, ils ont séparé les otages, les expats d’une part et les Algériens de l’autre, ils les ont emmenés dans le foyer ».
Lors de cette opération militaire, « les ravisseurs ont pris la fuite. Maintenant, on est sans nouvelles de nos collègues expats qui travaillent avec nous. C’est eux qu’ils ont pris pour bouclier ».
« Je suis resté caché pendant presque 40 heures dans ma chambre », a raconté de son côté à la radio Europe 1 un Français, Alexandre Berceaux, salarié de la société française CIS Catering. « J’étais sous le lit, j’ai mis des planches un peu partout au cas où. J’avais un peu de nourriture, un peu à boire, je ne savais pas combien de temps cela allait durer », a ajouté le ressortissant français, qui pense avoir été sauvé par des militaires algériens. « Il y a des terroristes qui sont morts, des expatriés, des locaux. Ça tirait beaucoup par séquences, cela dépendait », a-t-il témoigné sur l’assaut des forces algériennes, ajoutant : « On a d’abord trouvé trois Anglais qui étaient cachés dans le faux plafond, plus cette personne blessée, partie directement à l’hôpital. Je pense qu’il y a encore des personnes cachées. Là ils sont en train de faire les comptes. Personne ne s’y attendait. Le site était protégé. Il y a des forces militaires sur place. »

(Source : AFP)
Les premiers témoignages recueillis hier des rescapés de la prise d’otages en Algérie permettent d’ébaucher le récit d’événements au déroulement encore confus. « On s’apprêtait à sortir de nos chambres », témoigne sur France Info un ingénieur algérien, datant le début de la prise d’otages mercredi matin « vers 5h30-5h45 » : « C’était l’heure du changement des équipes, sur le site gazier d’In Aménas. Tout à coup, il y a eu les coups de feu, les explosions, on n’a rien compris, l’alarme s’est déclenchée. Juste après, ils nous ont plongés dans le noir, ils ont réussi à couper l’électricité, ils ont pris possession de la base, ils sont entrés dans les chambres, ils ont cassé les portes tout en criant : on ne cherche que les expatriés, les Algériens vous pouvez partir ! Ils ont...
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