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Moyen Orient et Monde - Cachemire

L’Inde et le Pakistan veulent éviter l’escalade après un incident frontalier

Les autorités ont confirmé que l’un des deux soldats tués avait été décapité, alors qu’Islamabad réfute les accusations.

L’Inde a convoqué hier l’ambassadeur du Pakistan après la mort de deux soldats indiens au cours d’un incident frontalier dans la région disputée du Cachemire. L’armée indienne affirme que les soldats ont été tués mardi dans des échanges de coups de feu après qu’une patrouille eut découvert des militaires pakistanais ayant pénétré à environ 500 mètres à l’intérieur du territoire. Islamabad dément l’échange de tirs et la mort des deux soldats.
Selon le chef de la diplomatie indienne Salman Khurshid, l’ambassadeur du Pakistan à New Delhi Salman Bashir s’est ainsi fait tancer « en des termes très forts » à l’occasion de sa convocation au ministère des Affaires étrangères. M. Khurshid a toutefois assuré pendant une conférence de presse que « quoi qu’il se soit passé, il ne devrait pas y avoir d’escalade », dans un contexte où les deux pays reprennent un dialogue de paix qui avait été gelé après les attentats de Bombay en 2008, attribués par l’Inde à un groupe islamiste basé au Pakistan bénéficiant de l’appui de l’armée pakistanaise, une allégation démentie par Islamabad. Ce nouvel incident, selon lui, s’apparente à une « claire tentative pour faire dérailler le dialogue », qui a été rétabli en 2011.
Un porte-parole de l’armée indienne, Jagdeep Dahiya, a officiellement confirmé que l’un des deux soldats avait été décapité mardi. « Ils ont emporté la tête », s’est-il insurgé. Des officiers indiens de haut rang qui se sont rendus sur le site de l’attaque ont affirmé qu’il y avait en outre eu une tentative d’emmener la tête du second militaire tué. « Il y avait une entaille au cou sur le second cadavre », a déclaré à New Delhi l’un des officiers, qui a requis l’anonymat. Signe de la volonté des soldats déployés sur le terrain de procéder à des représailles, il a ajouté que, pour eux, c’était « maintenant une question de prestige, le bataillon doit retrouver son honneur ». Le ministre indien de la Défense, A. K. Antony, a, quant à lui, fait part de son indignation. « L’action de l’armée pakistanaise est hautement provocante. La façon dont elle a traité les corps des soldats, des soldats indiens, est inhumaine », a-t-il ainsi réagi. Les corps des deux soldats ont été transportés dans un hôpital militaire à Rajouri, dans le nord de l’Inde, selon l’armée.
Tout en continuant à démentir l’attaque, le Pakistan a mis en garde contre de nouvelles tensions. Se disant « consternée » par certaines allégations faites en Inde, la ministre pakistanaise des Affaires étrangères, Hina Rabbani Khar, a assuré sur la chaîne de télévision indienne CNN-IBN que le Pakistan était « un pays responsable, mature, et nous ne devons pas retourner au temps où nous nous disputions ». Islamabad assurait toutefois que les déclarations indiennes sur l’incident frontalier étaient de la « propagande » visant à détourner l’attention après des échanges de coups de feu dimanche à la frontière qui se sont soldés par la mort d’un soldat pakistanais. Le Pakistan a en outre suggéré l’organisation d’une enquête indépendante par l’ONU pour faire la lumière sur les récents échanges de tirs. De ce fait, le Groupe d’observateurs militaires des Nations unies pour l’Inde et le Pakistan (UNMOGIP) va procéder à cette enquête à la demande d’Islamabad, a indiqué hier l’ONU.
(Source : AFP)
L’Inde a convoqué hier l’ambassadeur du Pakistan après la mort de deux soldats indiens au cours d’un incident frontalier dans la région disputée du Cachemire. L’armée indienne affirme que les soldats ont été tués mardi dans des échanges de coups de feu après qu’une patrouille eut découvert des militaires pakistanais ayant pénétré à environ 500 mètres à l’intérieur du territoire. Islamabad dément l’échange de tirs et la mort des deux soldats.Selon le chef de la diplomatie indienne Salman Khurshid, l’ambassadeur du Pakistan à New Delhi Salman Bashir s’est ainsi fait tancer « en des termes très forts » à l’occasion de sa convocation au ministère des Affaires étrangères. M. Khurshid a toutefois assuré pendant une conférence de presse que « quoi qu’il se soit passé, il ne devrait pas y...
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