« Le Jardin » retrouvé
Un tableau de Matisse intitulé Le Jardin, évalué à un million de dollars, a été retrouvé en Angleterre, 25 ans après avoir été volé dans un musée de Stockholm.
Cette huile sur toile datant de 1920 a été retrouvée lorsque le marchand d’art londonien Charles Roberts, qui désirait la vendre, a entamé une recherche dans une base de données informatique qui recense les œuvres volées, l’Art Loss Register (ARL).
Après vérification, les experts de l’ARL ont rapidement identifié le tableau disparu le 11 mai 1987 au Musée d’art moderne de Stockholm.
Depuis le vol, les cambrioleurs avaient plusieurs fois tenté de négocier son rachat par le musée, sans obtenir satisfaction.
Après la dernière tentative, le tableau s’était tout simplement volatilisé.
Le Jardin a été placé en sécurité dans un coffre, où il attend désormais d’être rendu au musée suédois.
Charles Roberts a expliqué qu’un client polonais, qui possédait l’œuvre depuis les années 1990, lui avait demandé de le vendre en son nom afin de pouvoir « donner de l’argent à ses petits-enfants ».
« Je ne pensais pas découvrir que c’était un tableau volé », a déclaré le marchand d’art à l’AFP.
« Ç’aurait été une bonne affaire, mais, malheureusement, la question ne se pose pas. Dès que j’ai été informé du statut du tableau, il n’était plus question d’en faire autre chose que de le rendre. »
Le client polonais l’avait acheté « de bonne foi », selon Roberts. Quand il a été informé que le tableau était invendable, l’homme « en a été abasourdi, mais il s’est exclamé “il est donc vraiment authentique” ». À l’époque du cambriolage, le directeur du musée de Stockholm avait déclaré que l’œuvre était trop célèbre pour être mise sur le marché, raison pour laquelle elle avait disparu aussi longtemps.
Christopher A. Marinello, l’avocat spécialisé dans la récupération d’œuvres répertoriées dans l’ALR, a conclu : « Les œuvres volées n’ont pas vraiment de valeur sur le marché de l’art et finissent toujours par être retrouvées... C’est simplement une question de temps. »
Fréquentation record à la Tate
La Tate Modern de Londres a attiré quelque 5,3 millions de visiteurs en 2012, ce qui représente un record depuis son ouverture en 2000 et une hausse de 9,5 % par rapport à 2011, a annoncé mardi le musée d’art moderne.
Cette année, qualifiée d’ « exceptionnelle » par le vice-directeur du réseau de galeries Tate, Alex Beard, a été marquée par la première grande rétrospective consacrée à l’ « enfant terrible » de l’art britannique Damien Hirst, ainsi que par l’inauguration des « Tanks », les réservoirs de cette ancienne centrale électrique des bords de la Tamise, reconvertie en musée.
L’entrée de la Tate Modern, musée d’art moderne le plus visité du monde, est gratuite pour la collection permanente, mais les expositions temporaires sont généralement payantes.
Celle de Damien Hirst, célèbre pour ses requins plongés dans le formol et son crâne incrusté de diamants, a attiré 463 000 personnes entre avril et septembre dernier.
Conçue initialement pour accueillir deux millions de visiteurs par an, la Tate Modern est engagée dans des travaux d’agrandissement qui doivent lui permettre de plus que doubler sa surface d’exposition.
Une copie très rare du grand calligraphe chinois Wang Xizhi
Une copie extrêmement rare d’une calligraphie chinoise du maître Wang Xizhi a été découverte au Japon, une première depuis 40 ans, a annoncé le Musée national de Tokyo.
Il n’existe plus aucun original du travail de cet immense calligraphe du 4e siècle, en dépit du fait que ses œuvres ont été pieusement conservées à travers les siècles par les empereurs chinois.
Wang Xizhi a tellement influencé l’art de la calligraphie par son style innovant, que les cours chinoises se sont attachées à reproduire parfaitement ses calligraphies, dont certaines, vieilles de plus de mille ans, sont précieusement conservées au Japon comme des trésors nationaux.
« C’est une découverte d’une importance exceptionnelle pour l’étude du travail de Wang Xizhi », a indiqué dans un communiqué le musée qui compte exposer cette rarissime copie du 22 janvier au 3 mars.
Cette œuvre, qui appartient à une personne privée japonaise, se compose de 24 caractères en trois lignes sur un support de papier d’environ 26 centimètres
sur 10.
Selon le musée, il semble que l’on soit en présence d’une partie d’une lettre, comprenant des phrases habituelles du maître calligraphe. « Je suis fatigué chaque jour. Je ne vis que pour toi », peut-on notamment lire dans ce court texte qui cite également des noms, dont celui du fils de Wang Xizhi.
Longtemps on avait pensé qu’il s’agissait d’une calligraphie réalisée par un noble japonais, mais les dernières études menées par Jun Tomita, l’expert en calligraphie chinoise du musée, ont conclu que l’on était en présence d’une copie réalisée sous la dynastie Tang des 7e et 8e siècles.
Selon le musée, cette pièce rare a dû être ramenée de Chine à la même époque par des diplomates ou des marchands nippons.


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