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Liban - Patrimoine

NSF déplore la démolition de l’ancienne maison de Maalouf

Mahmoud Ahmadieh, président de l’association écologique Nature sans frontières (NSF), a déploré hier la démolition d’une maison du patrimoine de Beyrouth, l’immeuble Medawar à Badaro, où la famille de l’écrivain Amin Maalouf a longtemps résidé. « Il aura suffi de quatre mois pour que le ministre (de la Culture Gaby Layoun), qui considérait ce bâtiment comme une ligne rouge, signe la décision de sa démolition, a-t-il poursuivi. Pourquoi ? Quels en étaient les motivations et les objectifs ? » « Nous demandons au ministre de la Culture de revenir sur sa signature et de respecter la mémoire des anciennes générations, a ajouté M. Ahmadieh. Ce serait une initiative historique que les Libanais n’oublieront pas. »


Dans une conférence de presse tenue hier à Aley, l’écologiste s’est dit désolé que les bâtiments historiques de Beyrouth fassent l’objet d’une « guerre systématique » et soient remplacés par d’énormes tours en béton qu’on trouve « dans toutes les nouvelles villes, qui n’ont pas de patrimoine architectural à préserver ».

« Rêve vert » vs « cendres »
Par ailleurs, M. Ahmadieh a récemment signé un livre sur l’état de l’environnement au Liban, avec un titre évocateur, Avant que le rêve vert ne se transforme en cendres. À la cérémonie de signature, qui a eu lieu à Aley, étaient présents un représentant du ministre de l’Environnement, Ghassan Sayyah, un représentant du député Akram Chehayeb, Nabil Bou Ghanem, et d’autres personnalités.


M. Sayyah a insisté sur le parcours d’Ahmadieh, « un militant cultivé, pragmatique, réaliste et audacieux tout à la fois ». Cet ouvrage est une « référence globale qui couvre tous les problèmes écologiques et leurs solutions », selon lui. « Dans le livre de M. Ahmadieh, on trouve un état des lieux des problèmes écologiques, fait avec honnêteté, franchise et un sens aigu de l’affrontement, a poursuivi M. Sayyah. On y trouve aussi des propositions de solutions, qui donnent à l’ouvrage un intérêt pratique, loin des théories pures. »

 

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Dans une conférence de presse tenue hier à Aley, l’écologiste s’est dit désolé que les...
commentaires (3)

Beaucoup de bruit pour rien. L'immeuble n'a vraiment aucune valeur architecturale mais seulement une valeur sentimentale pour ceux qui l'ont habité. N'était-ce la notoriété des ex-locataires personne n'aurait trouvé à redire. Chacun de nous, à un moment donné a vu disparaître sa maison natale avec un petit pincement au coeur et puis on passe à autre chose, par exemple à l'entente nationale, à l'édification d'un Etat de droit et vertueux, à la construction de bassins de rétention de l'eau de pluie, aux motards pétaradant à longueur de jour et surtout de nuit, se souciant du code de la route comme d'une guigne, à l'éradication de la corruption aux proportions cosmiques, à la protection du consommateur toujours grugé par une corporation de commerçants sans scrupules, aux hôpitaux et médecins qui pratiquent des tarifs astronomiques, aux problèmes de la circulation tous les jours plus étouffante et de l'insécurité routière tous les jours plus meurtrière. Et ce n'est pas fini.

Paul-René Safa

02 h 50, le 07 janvier 2013

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Commentaires (3)

  • Beaucoup de bruit pour rien. L'immeuble n'a vraiment aucune valeur architecturale mais seulement une valeur sentimentale pour ceux qui l'ont habité. N'était-ce la notoriété des ex-locataires personne n'aurait trouvé à redire. Chacun de nous, à un moment donné a vu disparaître sa maison natale avec un petit pincement au coeur et puis on passe à autre chose, par exemple à l'entente nationale, à l'édification d'un Etat de droit et vertueux, à la construction de bassins de rétention de l'eau de pluie, aux motards pétaradant à longueur de jour et surtout de nuit, se souciant du code de la route comme d'une guigne, à l'éradication de la corruption aux proportions cosmiques, à la protection du consommateur toujours grugé par une corporation de commerçants sans scrupules, aux hôpitaux et médecins qui pratiquent des tarifs astronomiques, aux problèmes de la circulation tous les jours plus étouffante et de l'insécurité routière tous les jours plus meurtrière. Et ce n'est pas fini.

    Paul-René Safa

    02 h 50, le 07 janvier 2013

  • La motivation? Alons,allons....poser la question,c'est y répondre,non?Et quelles sont les motivations habituelles,d'après vous?

    GEDEON Christian

    04 h 39, le 05 janvier 2013

  • Serait ce une des résultantes typiques et tragiques, du bakchiche système et de l'incurie des politiques ou les deux...?

    M.V.

    03 h 18, le 05 janvier 2013

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