La montée de l’euroscepticisme au Royaume-Uni agace ses partenaires européens et a forcé le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, à monter au créneau pour mettre en garde le Premier ministre britannique, David Cameron, contre les risques d’une sortie de son pays. Les tentatives de M. Cameron de récupérer des pouvoirs aux dépens de l’Union européenne pourraient causer la dissolution du bloc des Vingt-Sept, a ainsi prévenu M. Van Rompuy, dans un entretien publié hier par le quotidien The Guardian. « Si chaque État-membre avait la possibilité de trier dans les politiques actuelles pour prendre celles qu’il préfère et rejeter celles qu’il aime le moins, l’Union en général et le marché unique en particulier se déliteraient rapidement », a affirmé le président du Conseil européen, exprimant de la sorte l’agacement de nombreux Européens. Avant lui, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait dénoncé une certaine forme de « chantage » de la part des Britanniques qui ne cessent d’afficher leur hostilité à davantage d’intégration européenne. « Nous souhaitons garder le Royaume-Uni dans l’UE et non le pousser dehors », avait-il toutefois dit dimanche dernier. Mais, fidèle à son franc-parler, l’ancien président de la Commission européenne Jacques Delors, a carrément suggéré au Royaume-Uni de quitter l’UE. « Les Britanniques s’intéressent seulement à leurs intérêts économiques, à rien de plus. On pourrait leur proposer une autre forme de partenariat », a dit M. Delors dans un entretien accordé hier au quotidien économique allemand Handelsblatt. David Cameron avait affirmé le mois dernier qu’il soutenait toujours l’appartenance de son pays à l’UE, mais qu’il ne pouvait accepter le « statu quo » et voulait un « nouvel accord » permettant à Londres de rapatrier certains pouvoirs de Bruxelles. Il a jusqu’à présent évité de se prononcer clairement sur l’organisation d’un référendum, malgré les pressions de son parti. Les sondages montrent que les Britanniques penchent de plus en plus pour une sortie complète de l’UE.
La montée de l’euroscepticisme au Royaume-Uni agace ses partenaires européens et a forcé le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, à monter au créneau pour mettre en garde le Premier ministre britannique, David Cameron, contre les risques d’une sortie de son pays. Les tentatives de M. Cameron de récupérer des pouvoirs aux dépens de l’Union européenne pourraient causer la dissolution du bloc des Vingt-Sept, a ainsi prévenu M. Van Rompuy, dans un entretien publié hier par le quotidien The Guardian. « Si chaque État-membre avait la possibilité de trier dans les politiques actuelles pour prendre celles qu’il préfère et rejeter celles qu’il aime le moins, l’Union en général et le marché unique en particulier se déliteraient rapidement », a affirmé le président du Conseil européen, exprimant...
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CLASSICISME britannique....
07 h 41, le 29 décembre 2012