L’expression désigne en Russie essentiellement la « révolution des roses » survenue en Géorgie fin 2003 et la « révolution orange » de la fin 2004 en Ukraine, deux mouvements de contestation populaire qui avaient amené au pouvoir des gouvernements pro-occidentaux dans ces ex-républiques soviétiques. Ces « révolutions sont importées de l’étranger, et les scénarios (en) sont soigneusement affinés par des spécialistes occidentaux », a estimé M. Patrouchev, un ancien directeur du FSB (ex-KGB).
Il a accusé l’opposition russe, qui organise régulièrement des manifestations de protestation contre le régime du président Vladimir Poutine, de « miner la situation politique dans le pays », en servant les intérêts de « commanditaires étrangers ». Il a pris la défense des récentes lois punissant sévèrement la participation aux manifestations non autorisées ou qualifiant d’« agents de l’étranger » les ONG recevant des fonds étrangers. « Il s’agit de mesures nécessaires visant à maintenir la stabilité » et à « assurer la sécurité de la population russe », a souligné M. Patrouchev.
Le Kremlin a accusé à plusieurs reprises l’opposition, qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes dans les rues au cours de l’année écoulée, d’être payée par l’étranger.
(Source : AFP)

