L'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a critiqué dimanche l'opposition lors de la session inaugurale du Parlement, au moment où des protestataires à l'extérieur demandaient la dissolution de la Chambre.
"Nous comprenons la crainte des Koweïtiens face au chaos qu'a récemment connu la scène politique (...) nous condamnons tous ces agissements qui sont contraires à nos lois, à nos normes et à nos valeurs", a déclaré l'émir.
"De telles pratiques ne protègent pas la nation et ne renforcent pas sa sécurité et sa stabilité", a encore dit l'émir en référence aux manifestations de l'opposition qui a boycotté les récentes élections législatives.
La séance s'est tenue au milieu d'un important déploiement de la police, de membres des forces spéciales et d'unités de la garde nationale, tandis que des véhicules blindés étaient stationnés autour du parlement.
La police a bloqué l’accès à une place située face au Parlement, où l'opposition avait prévu de tenir une manifestation, mais une poignée d'activistes ont réussi à s'approcher du secteur, selon un journaliste de l'AFP.
Avec l'arrivée de troupes spéciales juste avant l'entrée de l'émir au Parlement, les militants se sont repliés sur une place devant le palais de justice, proche de l'Assemblée, et deux d'entre eux ont été arrêtés.
Des centaines de militants de l'opposition avaient observé un sit-in toute la nuit pour réclamer la dissolution du nouveau Parlement. Ils ont mis fin à leur mouvement dimanche matin, sans intervention de la police. L'opposition prévoit une nouvelle manifestation dimanche soir.
Le nouveau Parlement, dont l'opposition a boycotté l'élection le 1er décembre, est dominé par des députés pro-gouvernementaux, alors que l'opposition -- islamistes, nationalistes et libéraux -- contrôlait 36 des 50 sièges de la Chambre avant sa dissolution de février.
L'opposition avait dénoncé comme "illégitime" la nouvelle assemblée en raison du mode de scrutin contesté.
Le riche émirat pétrolier, première monarchie du Golfe à s'être dotée d'un Parlement élu en 1962 et secoué par des crises politiques à répétition, a connu depuis la mi-2006 neuf gouvernements et six dissolutions du Parlement.
"Nous comprenons la crainte des Koweïtiens face au chaos qu'a récemment connu la scène politique (...) nous condamnons tous ces agissements qui sont contraires à nos lois, à nos normes et à nos valeurs", a déclaré l'émir.
"De telles pratiques ne protègent pas la nation et ne renforcent pas sa sécurité et sa stabilité", a encore dit l'émir en référence aux manifestations de l'opposition qui a boycotté les récentes élections législatives.
La séance s'est tenue au milieu d'un important déploiement de la police, de membres des forces spéciales et d'unités de la garde nationale, tandis que des...


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