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Moyen Orient et Monde - Union Européenne

Mise en garde voilée de Hollande à Cameron

Le président français François Hollande a lancé hier une mise en garde voilée contre la tentation du Royaume-Uni de sortir de certaines politiques communes européennes sous la pression d’un euroscepticisme britannique croissant. Lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet de l’Union européenne (UE) à Bruxelles, M. Hollande a déclaré : « On peut ne pas participer à de nouvelles compétences, ça je le comprends et je l’admets parfaitement (...). C’est-à-dire que pour des étapes ultérieures, la Grande-Bretagne peut très bien dire qu’elle ne veut pas y participer, elle en a parfaitement le droit (...). Mais l’UE n’est pas une Europe où on pourrait enlever des compétences (...). Quand un pays s’engage, généralement c’est pour la vie. Donc moi je pense que les traités sont faits pour être respectés. »
Le Premier ministre britannique, David Cameron, a pour sa part suggéré que l’évolution de l’UE vers plus d’intégration pourrait amener le Royaume-Uni à modifier ou distendre ses liens avec l’UE. « L’existence de l’euro (...) pousse les pays de l’euro à s’intégrer et se coordonner davantage (...). Cela nous donnera l’occasion, à nous, Royaume-Uni, d’apporter des changements à nos relations avec l’Union européenne qui nous aillent mieux, avec lesquels les Britanniques seraient plus à l’aise (...). Les membres de la zone euro font les changements dont ils ont besoin et cela nous donnera des arguments pour faire les changements que nous voulons », a-t-il déclaré. Cela pourrait inclure le retrait du Royaume-Uni de pans entiers de politiques communes, notamment en matière de justice ou de police.

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Auparavant, lors du sommet, les dirigeants européens ont reporté les décisions sur le renforcement de l’UE, ne parvenant pas à maintenir l’élan après leur succès sur la Grèce et le contrôle des banques de la zone euro. Toutefois, au terme d’une année marquée par le psychodrame grec et la contagion de la crise à l’Espagne, les dirigeants se sont félicités d’avoir inversé la vapeur. « L’Europe est sortie de cette période où elle s’interrogeait sur son avenir, sur son destin », a estimé M. Hollande. « Nous pouvons aborder 2013 avec sérénité », a renchéri le chef du gouvernement italien, Mario Monti. Mais la chancelière allemande Angela Merkel a nuancé, soulignant que l’Europe avait encore devant elle une « période difficile » et ne devait pas « relâcher » ses efforts de réformes. « Aucune porte n’a été fermée », a pour sa part plaidé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
Accaparés depuis plus de trois ans par la crise de l’euro, les dirigeants de l’UE ont voulu montrer qu’ils avaient d’autres ambitions. Ils ont ainsi décidé de relancer le débat sur la défense européenne, à laquelle ils consacreront un sommet fin 2013. Mais au-delà de la dimension politique, il s’agit aussi de renforcer la coopération et de faire des économies à l’heure des restrictions budgétaires.
(Source : agences)
Le président français François Hollande a lancé hier une mise en garde voilée contre la tentation du Royaume-Uni de sortir de certaines politiques communes européennes sous la pression d’un euroscepticisme britannique croissant. Lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet de l’Union européenne (UE) à Bruxelles, M. Hollande a déclaré : « On peut ne pas participer à de nouvelles compétences, ça je le comprends et je l’admets parfaitement (...). C’est-à-dire que pour des étapes ultérieures, la Grande-Bretagne peut très bien dire qu’elle ne veut pas y participer, elle en a parfaitement le droit (...). Mais l’UE n’est pas une Europe où on pourrait enlever des compétences (...). Quand un pays s’engage, généralement c’est pour la vie. Donc moi je pense que les traités sont faits pour...
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