"Les dirigeants de l'opposition syrienne doivent assurer la libération immédiate et sécurisée d'Ankhar Kotchneva car la prise d'otages durant un conflit armé est un crime de guerre", a affirmé Ann Harrison, vice-directrice du programme pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord d'Amnesty.
L'ONG ajoute que "la Coalition de l'opposition doit s'assurer que les groupes armés, sous son contrôle, doivent être pleinement conscients que ceux qui commettent des crimes de guerre devront rendre compte de leurs actes dans le futur".
Des médias ont fait état d'un ultimatum des ravisseurs de la jeune femme, qui menacent de l'exécuter jeudi s'ils ne reçoivent pas une rançon de 50 millions de dollars.
Ankhar Kotchneva travaillait en Syrie en tant qu'assistante et interprète pour des médias russes.
Dans une vidéo tournée en captivité et mise en ligne fin novembre, elle a affirmé avoir travaillé avec les renseignements russes et syriens, des propos qui ont vraisemblablement été tenus sous la contrainte.
Elle a également assuré avoir participé aux côtés d'officiers russes et syriens à plusieurs batailles en Syrie.
Depuis son arrivée dans ce pays en septembre, Mme Kotchneva, qui parle couramment l'arabe, a fait plusieurs interventions à la télévision syrienne pour défendre le régime de Bachar al-Assad et a aussitôt reçu des menaces de la part des rebelles, a affirmé une de ses amies, citée par la presse russe.
Quinze journalistes professionnels, des étrangers et des Syriens, et 41 "citoyens-journalistes" ont été tués en Syrie dans le cadre de leurs activités depuis le début du conflit en mars 2011, selon Reporters sans frontières.
Deux autres journalistes étrangers sont portés disparus dans ce pays.


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