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Moyen Orient et Monde - Mali

Nouvelle crise ouverte avec le départ forcé du Premier ministre

Le Mali s’enfonçait hier un peu plus dans la crise après la démission forcée du Premier ministre sous la pression d’ex-officiers putschistes. Cheick Modibo Diarra a de fait annoncé à l’aube sa démission et celle de son gouvernement après avoir été arrêté par une vingtaine de militaires dans la nuit sur ordre du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de l’ex-junte qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré en mars. M. Diarra se trouvait hier en résidence surveillée chez lui à Bamako, où les habitants vaquaient normalement à leurs occupations.
Le porte-parole de l’ex-junte militaire, Bakary Mariko, a toutefois démenti hier tout nouveau « coup d’État ». « Le Premier ministre sera remplacé dans les heures qui viennent par le Président de la République » par intérim Dioncounda Traoré, a-t-il assuré, accusant M. Diarra de ne pas avoir agi en « homme de devoir » face à la crise au Mali, mais en fonction d’« un agenda personnel ». Le FDR, coalition d’une quarantaine de partis politiques opposés aux putschistes, a, lui, exhorté M. Traoré à procéder rapidement à des consultations pour nommer « un Premier ministre consensuel » et former un « gouvernement d’union nationale inclusif ».
Ce nouveau coup de force des putschistes survient alors que le Mali et la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont demandé au Conseil de sécurité de l’ONU d’autoriser rapidement le déploiement d’une force internationale de 3 300 hommes dans le pays. Lundi, l’Union européenne (UE) avait mis sur les rails sa mission de 400 militaires, dont 250 formateurs qui devront dès le premier trimestre 2013 réorganiser une armée malienne en piteux état depuis sa débâcle face aux groupes armés. Alors que M. Diarra s’est prononcé à plusieurs reprises en faveur d’une intervention étrangère rapide, le capitaine Sanogo, devenu chef d’un comité de réforme de l’armée, l’avait acceptée du bout des lèvres, disant préférer compter sur l’armée malienne pour reconquérir le Nord.
Au niveau international, l’UE a appelé l’armée « à cesser d’interférer dans la vie politique » et la France a demandé la formation rapide d’un « nouveau gouvernement représentatif ». De même, le Conseil de sécurité de l’ONU a « condamné » hier l’arrestation du Premier ministre malien et a renouvelé ses menaces de « sanctions ciblées » contre les ex-putschistes. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, dont le pays – première puissance militaire régionale au Sahel – joue un rôle incontournable pour toute résolution de la crise au Mali, a estimé « normal » que ce pays bénéficie d’un soutien international dans sa lutte contre le terrorisme, « une menace globale ». À Paris, le président mauritanien Mohammad Ould Abdel Aziz, venu manifester son soutien à l’action de l’Unesco en faveur de la protection du patrimoine culturel malien menacé par les islamistes, a appelé à un règlement « dans les plus brefs délais » de la crise.

(Source : AFP)
Le Mali s’enfonçait hier un peu plus dans la crise après la démission forcée du Premier ministre sous la pression d’ex-officiers putschistes. Cheick Modibo Diarra a de fait annoncé à l’aube sa démission et celle de son gouvernement après avoir été arrêté par une vingtaine de militaires dans la nuit sur ordre du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de l’ex-junte qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré en mars. M. Diarra se trouvait hier en résidence surveillée chez lui à Bamako, où les habitants vaquaient normalement à leurs occupations.Le porte-parole de l’ex-junte militaire, Bakary Mariko, a toutefois démenti hier tout nouveau « coup d’État ». « Le Premier ministre sera remplacé dans les heures qui viennent par le Président de la République » par intérim Dioncounda Traoré, a-t-il...
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