L’incompréhension entre les francophones et les non-francophones semble s’être installée dans le vestiaire parisien, qui n’affiche pas une grande cohésion.
Si Sirigu ou Maxwell s’expriment facilement dans la langue de Molière, les autres se contentent de l’italien et de l’anglais, ne facilitant pas la communication avec les Français.
Les dernières déclarations de certains joueurs français laissaient déjà entendre qu’il n’était pas aisé de bâtir un esprit de groupe avec de telles différences, surtout qu’en ce moment, les choix d’Ancelotti favorisent les non-Français. « Je vais peut-être prendre des cours d’italien si je veux jouer », a glissé un joueur sous couvert d’anonymat. Les clans se sont donc formés tout simplement et rares sont les joueurs capables de passer de l’un à l’autre.
Deuxième problème, certains ont l’impression que Carlo Ancelotti privilégie le dialogue avec ceux qui maîtrisent l’italien plutôt que le français, ce qui ne facilite pas la vie de certains éléments comme Gameiro ou Hoarau, qui se sentent mis de côté par le coach parisien.
Autre dysfonctionnement, les primes collectives n’ont toujours pas été fixées. Normalement, quelques joueurs sont désignés par le vestiaire en tout début de saison pour aller négocier les primes d’objectif (victoire en championnat, coupes, etc.). Or, rien n’a été conclu. Avaient été choisis pour négocier avec Leonardo sur ce sujet : Jallet, Camara et Bodmer. Ce dernier a jeté l’éponge, tandis que le premier cité ne semble pas avoir la confiance de ses partenaires pour mener à bien ce dossier. Entre incompréhension et tension, la vie du vestiaire parisien n’est pas particulièrement épanouissante.

