Le chef du CPL était hier en déplacement au Akkar.Photo tayyar.org
La loi électorale, la stabilité, le gouvernement et le dialogue ont été les principaux thèmes abordés par le 8 Mars au cours du week-end.
Au cours d’un déjeuner organisé par le CPL du Akkar, le général Michel Aoun a défendu une nouvelle fois son option initiale qui visait à considérer le Liban comme une seule circonscription électorale. « Nous avons voulu une circonscription unique, a-t-il déclaré, mais les esprits étroits veulent faire du pays 128 Liban ». Aoun a précisé ainsi que les petites circonscriptions, uninominales, entraînent l’effritement. S’adressant à ses partisans au Akkar, il a rappelé que cette région a préservé la coexistence entre toutes ses composantes religieuses et confessionnelles, et il a ajouté qu’il ne s’y est pas rendu pour des raisons sécuritaires, mais pas seulement. « Je voulais en fait visiter le Akkar dans toutes ses parties et non me contenter de me rendre dans certaines localités », a expliqué le général Aoun, qui a aussi affirmé : « Nous adoptons une politique de dissociation avec le dossier syrien, mais nous ne pouvons pas le faire avec le Akkar et Tripoli. »
Aoun a aussi rassuré les habitants de la région en leur affirmant que la sécurité, à part les crimes ordinaires, est assurée. Seule la sécurité politique n’existe pas parce qu’elle obéit à une équation interne que nul n’ose briser. Aoun a encore ajouté que l’équation nationale est assurée par les forces internes. Selon lui, la force la plus puissante peut provoquer une déstabilisation, mais elle ne le veut pas, et les forces plus faibles souhaiteraient une déstabilisation, mais elles en sont incapables. Aoun a conclu en réitérant son appui à la stabilité interne, précisant qu’il a fait des sacrifices et supporté des dommages politiques pour préserver cette stabilité.
Un crime contre les chrétiens...
Le député aouniste, Ibrahim Kanaan, a affirmé, de son côté, qu’à une étape aussi délicate, le dialogue entre les différentes parties est l’initiative la plus élémentaire. Il a précisé à cet égard que le boycott par le 14 Mars des réunions des commissions parlementaires vise à bloquer l’adoption d’une nouvelle loi électorale, ajoutant à cet égard que ce comportement constitue un crime contre les chrétiens et contre la démocratie au Liban. Il a aussi démenti les rumeurs sur l’échec de la réunion entre la délégation du PSP et Michel Aoun.
Le député Ghazi Zeayter (du bloc du Développement et de la Libération) a appelé à l’organisation d’un référendum sur la loi électorale voulue par les Libanais. Il a aussi précisé que le boycott par les députés du 14 Mars des réunions parlementaires est un droit démocratique reconnu par la Constitution. Par contre, il est, selon lui, inadmissible pour un député de boycotter l’action de légiférer, qui est l’essence même de son rôle et qui touche les intérêts de ceux qu’il représente au Parlement. Zeayter a encore affirmé que le règlement interne du Parlement est très clair à ce sujet : si le président d’une commission parlementaire refuse de convoquer celle-ci à une réunion, le président de la Chambre a le droit de le faire en demandant au rapporteur de la commission de présider la réunion. En réponse à une question, Zeayter a estimé que c’est nuire au Liban que d’intervenir aux côtés d’un groupe armé en Syrie...
Hani Kobeissy, membre du même bloc parlementaire, a appelé, de son côté, au respect des échéances constitutionnelles pour renforcer la stabilité interne.
Le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk, a été le plus virulent, affirmant que le fait de prendre la résistance pour cible est initié et financé par les Arabes. Il a ajouté que les dépenses arabes vont crescendo à mesure que se rapproche l’échéance électorale. Cheikh Kaouk a encore accusé les membres du 14 Mars de boycotter les séances parlementaires et les réunions du dialogue « pour éviter l’adoption d’une nouvelle loi électorale et ils misent sur les développements en Syrie pour renverser les équilibres au Liban, retrouver la majorité et reprendre le pouvoir, en s’emparant du gouvernement, de la présidence de la Chambre et de la présidence de la République». «Mais ces projets sont fous et n’ont aucune chance de se réaliser », a estimé cheikh Kaouk.
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Et je rajoute, "Chéhhâde Wémchârate" !
03 h 13, le 04 décembre 2012