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Moyen Orient et Monde - France

C’est reparti... pour un blocage à l’UMP

Des députés non alignés tentent un compromis.

Quand est-ce que les querelles à l’UMP prendront fin ? Benoît Tessier/Reuters

La situation était de nouveau bloquée à l’UMP hier, Jean-François Copé et François Fillon se montrant toujours aussi inflexibles. Au onzième jour de cette crise interminable, qui rend le parti hors d’état de s’opposer au pouvoir socialiste, les deux protagonistes s’accusaient toujours mutuellement d’être responsables de l’impasse. Dans la matinée, sur fond de lassitude des parlementaires, 71 députés « non alignés », emmenés par Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Lemaire, avaient pourtant demandé à chacun de faire un geste : à François Fillon de dissoudre son nouveau groupe parlementaire avant 15h00 et à Jean-François Copé de constituer un comité des sages pour préparer un référendum auprès des militants de l’UMP.
Saisissant la balle au bond, Jean-François Copé en a fait un « ultimatum », immédiatement et sèchement refusé par François Fillon. « On ne cède pas aux ultimatums chronométrés de qui que ce soit », a lancé François Fillon devant son groupe, le R-UMP (Rassemblement-UMP), selon un participant. « Le groupe existera tant » que ne seront pas réunies les conditions d’un nouveau vote serein, a renchéri le député filloniste Jérôme Chartier.
À 15h00, l’ultimatum est tombé et le Rassemblement-UMP existait toujours. Conséquence immédiate : « Maintenant, nous arrêtons, nous nous mettons au travail », a lancé, sur un ton définitif, la copéiste Michèle Tabarot, secrétaire générale dans la nouvelle équipe de l’UMP.
L’idée d’un référendum, pour demander aux militants s’ils souhaitaient revoter pour désigner leur président, avait pourtant été approuvée par les deux camps mardi. Un vrai geste d’apaisement après dix jours d’affrontement et la rencontre mardi entre les deux frères ennemis, à la demande de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy.
Après le regain de tension survenu hier, les deux camps semblaient revenus à la case départ. « Désormais, je ne vais plus être que le premier opposant à François Hollande », affirmait Jean-François Copé, le président proclamé et contesté du parti. Mais la pression pour sortir de la crise s’est accentuée avec une motion du groupe UMP au Sénat, à majorité filloniste, pour de nouvelles élections au sein du parti. Et le déblocage pourrait venir de la base, où la grogne monte. Trois fédérations de l’est de la France ont appelé leurs chefs à l’union et à une nouvelle élection.
« On a l’impression qu’il y a 30 excités à Paris, devenus complètement fous, alors que les 330 000 militants de l’UMP souhaitent que l’on sorte de cette situation », a déclaré le député du Territoire de Belfort, Damien Meslot, proche de Xavier Bertrand. Ce dernier a affirmé qu’il en avait « marre de ce foutoir ».
Dans ce contexte, tant Jean-François Copé que François Fillon ont vu leur cote de popularité dégringoler de six points, à 20 % pour le premier et à 38 % pour le second, selon un sondage TNS Sofres. Et la chute est encore plus violente chez les sympathisants de droite (-16 pour Fillon à 56 %, -15 pour Copé à 34 %). L’UDI de Jean-Louis Borloo et le Front national de Marine Le Pen espéraient toujours profiter de cette situation. « Nous, on veut s’occuper des Français. Eux, ils sont en train de s’occuper d’eux-mêmes », avait beau jeu de lancer Jean-Christophe Lagarde, porte-parole du groupe UDI à l’Assemblée.
(Source : AFP)
La situation était de nouveau bloquée à l’UMP hier, Jean-François Copé et François Fillon se montrant toujours aussi inflexibles. Au onzième jour de cette crise interminable, qui rend le parti hors d’état de s’opposer au pouvoir socialiste, les deux protagonistes s’accusaient toujours mutuellement d’être responsables de l’impasse. Dans la matinée, sur fond de lassitude des parlementaires, 71 députés « non alignés », emmenés par Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Lemaire, avaient pourtant demandé à chacun de faire un geste : à François Fillon de dissoudre son nouveau groupe parlementaire avant 15h00 et à Jean-François Copé de constituer un comité des sages pour préparer un référendum auprès des militants de l’UMP.Saisissant la balle au bond, Jean-François Copé en a fait un « ultimatum »,...
commentaires (2)

La tradition libanaise de crêpage de moumoute entre politiciens s'exporte bien apparemment. Les pôvres, s'ils savaient ce qui les attend...

Tina Chamoun

08 h 05, le 29 novembre 2012

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Commentaires (2)

  • La tradition libanaise de crêpage de moumoute entre politiciens s'exporte bien apparemment. Les pôvres, s'ils savaient ce qui les attend...

    Tina Chamoun

    08 h 05, le 29 novembre 2012

  • "L'Afrique n'est pas suffisemment entré dans l'histoire", c'est ce que disait sarko après son élection en 2007 dans son discours de Dakar.L'ump, non plus, à ce qu'on voit !!!

    Jaber Kamel

    07 h 36, le 29 novembre 2012

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