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Moyen Orient et Monde - Chine

Le PC clôt son congrès, rassemblé autour de Xi Jinping

La nouvelle direction suprême devra faire face à plusieurs problèmes, notamment la corruption endémique et l’écologie.

Propulsé secrétaire général du PCC, Xi Jinping, 59 ans, deviendra par la suite chef de l’État en succédant en mars à Hu Jintao, de dix ans son aîné.  AFP/Mark RALSTON

Le Parti communiste chinois (PCC) a clos hier son congrès en élisant un comité central qui doit consacrer dès aujourd’hui les nouveaux membres de la direction suprême. Les leaders de la deuxième puissance mondiale seront confrontés à la lourde tâche de combattre une corruption galopante et le ralentissement de la croissance, sous l’œil de plus en plus critique d’un demi-milliard d’internautes.


À l’issue d’une semaine de travaux dans une complète opacité, les plus de 2 200 délégués ont approuvé la composition du comité central, un conclave de 205 cadres du Parti censés représenter les plus de 82 millions de membres encartés. « Je déclare maintenant que le 18e congrès du Parti communiste chinois s’est achevé victorieusement », a ainsi lancé le président Hu Jintao dans son allocution de clôture prononcée dans l’imposant Grand palais du Peuple, sur la place Tiananmen à Pékin. « Le congrès a remplacé des dirigeants âgés par des plus jeunes », a-t-il ajouté. Puis, selon un rituel immuable, les délégués – simples figurants pour la plupart – se sont mis debout pour entonner l’Internationale.
Au cours des derniers jours, le congrès a révisé les statuts du Parti pour élever le « concept de développement scientifique » de Hu Jintao au panthéon des doctrines de ses prédécesseurs, de Marx et de Lénine. « La nécessité de promouvoir le progrès écologique » a également été inscrite dans les statuts du Parti, alors que le pays souffre des dommages infligés par trois décennies d’industrialisation et d’urbanisation effrénées. Ces révisions ont été approuvées à main levée et à l’unanimité, sans une voix contraire.


Une fois que le comité central aura tenu son premier plénum, les nouveaux dirigeants chinois seront présentés à la presse et au monde aujourd’hui vers 11 heures locales . Il s’agira du Bureau politique (noyau dirigeant d’environ 25 membres) et de son Comité permanent, probablement ramené de neuf à sept personnes, le « saint des saints » du pouvoir en Chine. Propulsé secrétaire général du PCC, Xi Jinping, 59 ans, deviendra par la suite chef de l’État en succédant en mars à Hu Jintao, de dix ans son aîné. M. Xi accèdera au pouvoir au terme d’une « annus horribilis » pour le PC chinois, marquée par l’affaire Bo Xilai, le plus retentissant scandale de ces dernières années, et des révélations sur les fortunes colossales de sa propre famille et de celle du Premier ministre Wen Jiabao. L’actuel chef du gouvernement Wen Jiabao doit lui, selon les observateurs, être remplacé par l’actuel vice-Premier ministre Li Keqiang.
Le vice-Premier ministre en charge des Finances, Wang Qishan, a été élu à la commission de discipline du parti, qu’il devrait présider, et avoir ainsi la haute main sur la lutte anticorruption, un fléau qui risque de provoquer « l’effondrement du parti et de l’État », selon le président Hu. D’autant plus que les incertitudes pèsent sur l’économie : la « décennie d’or » de Hu et Wen va laisser la place à une croissance ralentie à moins de 8 % en 2012, la plus basse en 13 ans. Le numéro un sortant a d’ailleurs appelé en réaction à un « nouveau modèle de croissance », accordant plus de place à la consommation des ménages qu’aux grands travaux.


La rapide transformation de la Chine provoque aussi une agitation sociale récurrente, relayée par les microblogs, véritable opinion publique émergente en dépit de la censure.
Également, le régime fait face à une très vive contestation chez les Tibétains, dont près de 70 se sont immolés depuis l’an passé pour dénoncer la répression de leur culture et de leur religion.

(Source : AFP)

Le Parti communiste chinois (PCC) a clos hier son congrès en élisant un comité central qui doit consacrer dès aujourd’hui les nouveaux membres de la direction suprême. Les leaders de la deuxième puissance mondiale seront confrontés à la lourde tâche de combattre une corruption galopante et le ralentissement de la croissance, sous l’œil de plus en plus critique d’un demi-milliard d’internautes.
À l’issue d’une semaine de travaux dans une complète opacité, les plus de 2 200 délégués ont approuvé la composition du comité central, un conclave de 205 cadres du Parti censés représenter les plus de 82 millions de membres encartés. « Je déclare maintenant que le 18e congrès du Parti communiste chinois s’est achevé victorieusement », a ainsi lancé le président Hu Jintao dans son allocution de clôture...
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