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Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie

Le Liban se distancie sagement de la nouvelle coalition nationale syrienne

Conformément à la politique de « distanciation » qu’il suit depuis des mois, et en application de consignes strictes reçues du chef de l’État et du Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, qui se trouve au Caire, s’est abstenu hier de se prononcer, lors de la réunion des ministres des AE de la Ligue arabe, sur la « coalition nationale » unifiée signée dimanche par l’opposition syrienne à Doha.


En vertu de cet accord, le Conseil national syrien, principale formation de l’opposition en exil, présidé en ce moment par Georges Sabra, n’est plus qu’une composante de la « coalition nationale ».
On sait que les États-Unis, la France, le Qatar, la Grande-Bretagne et le Conseil de coopération du Golfe ont reconnu la nouvelle coalition, quelques heures après sa naissance. Une première copie du texte fondateur de la coalition est par ailleurs parvenue au secrétariat de la Ligue arabe.


De sources diplomatiques, on apprend que le conseil ministériel des Affaires étrangères de la Ligue arabe a salué la naissance de la « coalition » et invité tous les courants de l’opposition à la rejoindre, pressant d’autre part les organisations régionales et internationales à la reconnaître comme « un représentant légitime des aspirations du peuple syrien ». Le conseil recommande par ailleurs qu’il lui soit accordé un statut d’observateur à la Ligue arabe. Ces recommandations sont en retrait par rapport à celles du Qatar, qui a demandé que le siège réservé à la Syrie au conseil de la Ligue arabe aille désormais à la nouvelle coalition.


Notons que la réunion ministérielle de la Ligue arabe s’est tenue hier sous la présidence de M. Mansour, le Liban assurant en ce moment la présidence tournante de cet organisme. Les participants ont notamment passé en revue les heures dramatiques que vit la Syrie en ce moment, une descente aux enfers qui ressemble beaucoup à une autodestruction.
Par ailleurs, les présents, M. Mansour en tête, n’ont pu que constater que « les horizons sont bouchés », compte tenu du blocage qui se manifeste au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU, encore que le président américain a désormais les mains plus libres pour envisager de mettre fin au bain de sang, alors même que le front du Golan semble se réchauffer.

 

Portraits

Un religieux, un ex-député et une femme à la tête de l'opposition syrienne

 

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En vertu de cet accord, le Conseil national syrien, principale formation de l’opposition en exil, présidé en ce moment par Georges Sabra, n’est plus qu’une composante de la « coalition nationale ». On sait que les États-Unis, la France, le Qatar, la Grande-Bretagne et le Conseil de coopération du Golfe ont reconnu la nouvelle coalition, quelques heures après sa naissance. Une...
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