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Sport - Ligue 1

Paris SG : la vie sans Zlatan, la survie de Pastore

Le malheur de l’un fera-t-il le bonheur de l’autre ? Le Paris SG va disputer au moins un match de Ligue 1, dimanche à Montpellier, sans son buteur vedette Zlatan Ibrahimovic, une chance inespérée à saisir pour l’intermittent Javier Pastore, dont le statut s’effrite.

Bien que l’influence d’Ibrahimovic sur le terrain mais aussi dans les vestiaires soit indiscutable, la machine parisienne ne s’enraye pas en l’absence du Suédois, à l’instar de la belle prestation de mercredi dernier en Coupe de la Ligue où les hommes d’Ancelotti ont maté l’OM 2-0 sans « Ibra ». Franck Fife/AFP

Il ne s’agit pas de guigner pour la suite un poste de titulaire à la place de « Zlatan », pilier naturel du onze de départ en raison de son pedigree, de son influence et de son efficacité.
Car quand le Suédois aux 12 buts en 14 matches toutes compétitions confondues ne marque pas, il fait marquer, comme mardi contre le Dinamo Zagreb en Ligue des champions (4-0), avec un quadruplé de passes décisives.
Les deux matches disputés sans lui par Paris ne permettent pas de dégager une analyse d’un « PSG sans Zlatan », puisque au triste 0-0 concédé à Ajaccio (2e journée de L1 le 19 août), s’est ajouté l’emballant succès contre Marseille mercredi dernier en 8es de finale de Coupe de la Ligue (2-0).
Mais ce clasico contre l’OM avait justement permis à Pastore de montrer un visage conquérant, à la fois concerné par le replacement défensif et le pressing, une nouveauté pour lui, et impliqué sur le front offensif, avec en corollaire une passe décisive pour Jérémy Ménez. Comme si l’absence de la superstar libérait « El Flaco » (le maigre).
À l’inverse, lors du match contre Saint-Étienne samedi, coïncidant avec le premier revers en championnat du PSG cette saison (2-1) et le premier carton rouge pour « Ibra », l’Argentin est retombé dans ses travers, un mélange d’indolence et de transparence. Une difficulté à exister qui s’explique notamment par le fait que le Suédois vient régulièrement frayer dans sa zone. « Pour mon bien et celui de l’équipe, je dois améliorer mes déplacements, tenter de jouer plus haut pour créer plus d’occasions, remarquait Pastore dans L’Équipe de mardi. C’est d’autant plus indispensable qu’il (Ibrahimovic) aime bien reculer et évoluer dans mon secteur. »
Mardi, l’Argentin s’est retrouvé sur le banc (comme à Porto). Ancelotti a misé sur le trio Ménez-Ibra-Lavezzi, dans un 4-3-3 modulable en 4-3-1-2 avec Zlatan en « neuf et demi », entre meneur à l’ancienne et attaquant de pointe.
« La position d’Ibra n’est pas avant-centre, il n’aime pas, il retourne » (décroche, NDLR), avait déjà dit le technicien italien vendredi dernier. Après le match de mardi, il est allé un peu plus loin : « Ibrahimovic en n° 10, c’est une option parce que avec Ménez et Lavezzi qui prennent la profondeur, il peut profiter de leur vitesse pour faire parler sa qualité de passe. »
Le retour de Lavezzi, après des débuts ratés et deux blessures coup sur coup, offre par sa vitesse la fameuse « profondeur » qui manquait tant au PSG, comme le déplorait régulièrement Ancelotti. Et « Pocho » a fait une bonne impression mardi soir, même si ce n’était que le très modeste Dinamo en face.
Le prochain retour de Nene, après son opération à une pommette, pourrait lui aussi menacer Pastore. L’entraîneur a certes établi une hiérarchie en faisant d’emblée du Brésilien un remplaçant, mais Nene n’a pas dit son dernier mot.
Le discours d’Ancelotti a évolué. S’il multiplie les signes de confiance au meneur de jeu, si les deux hommes communiquent beaucoup, l’importance de Pastore se trouve débordée par l’émergence de Matuidi, beaucoup plus influent dans le jeu parisien malgré ses tâches défensives. Interrogé sur les deux joueurs, Ancelotti a livré une réponse qui dessine leurs cotes respectives : « Matuidi continue à s’améliorer, tous les jours. Il est très professionnel. En ce moment pour le PSG, il est indispensable. Pastore remplaçant, ce n’était pas une sanction. C’était pour qu’il récupère. » Or, comme on ne peut pas vraiment dire que l’Argentin s’est dépouillé physiquement le week-end dernier...
Il ne s’agit pas de guigner pour la suite un poste de titulaire à la place de « Zlatan », pilier naturel du onze de départ en raison de son pedigree, de son influence et de son efficacité.Car quand le Suédois aux 12 buts en 14 matches toutes compétitions confondues ne marque pas, il fait marquer, comme mardi contre le Dinamo Zagreb en Ligue des champions (4-0), avec un quadruplé de passes décisives.Les deux matches disputés sans lui par Paris ne permettent pas de dégager une analyse d’un « PSG sans Zlatan », puisque au triste 0-0 concédé à Ajaccio (2e journée de L1 le 19 août), s’est ajouté l’emballant succès contre Marseille mercredi dernier en 8es de finale de Coupe de la Ligue (2-0).Mais ce clasico contre l’OM avait justement permis à Pastore de montrer un visage conquérant, à la fois concerné par...
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