Le bureau du Premier ministre britannique a précisé que le gouvernement avait autorisé des responsables britanniques à s'entretenir avec des responsables militaires de l'opposition syrienne. Il a indiqué qu'il n'était pas question d'armer ces groupes mais d'ouvrir des discussions dans le but d'unir l'opposition et de mettre un terme à l'effusion de sang.
Selon les médias britanniques, le ministre des Affaires étrangères William Hague a donné son feu vert à son envoyé spécial auprès de l'opposition syrienne John Wilkes pour organiser des rencontres, dans un pays tiers, avec l'opposition syrienne armée.
Des responsables britanniques ont également insisté sur le fait que ces groupes seraient appelés à respecter les droits de l'Homme.
Mardi, le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit favorable à une sortie sécurisée du président Bachar al-Assad de Syrie si cela pouvait mettre fin à l'effusion de sang, les violences ayant redoublé d'intensité avec une multiplication des attentats et des raids.
David Cameron visitait mercredi un camp de réfugiés syriens situé dans le nord de la Jordanie, non loin de la frontière syrienne, dernière étape de sa tournée régionale au Moyen-Orient.
A son arrivée au camp de Zaatari, qui accueille 36.000 Syriens hébergés dans des tentes et des caravanes, M. Cameron s'est rendu au bureau des Nations unies pour des entretiens avec des responsables. Il a également rencontré une réfugiée devant les locaux du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

