Pas de réunion parlementaire en vue. Le président de la Chambre, Nabih Berry, a fait savoir qu’il n’a pas l’intention d’en convoquer une.
La décision de M. Berry fait suite au communiqué que le 14 Mars a fait paraître mardi, et dans lequel l’opposition a annoncé qu’elle boycottera l’équipe Mikati jusqu’à ce que celle-ci démissionne et qu’un gouvernement de salut neutre soit mis en place.
Cette évolution dans la crise politique, qui s’est accentuée après l’assassinat du général Wissam el-Hassan, a été examinée durant l’entretien hebdomadaire de M. Berry, hier, avec les députés, qu’il reçoit chaque mercredi en son bureau, ainsi qu’au cours de la réunion mensuelle du bureau de la Chambre.
Hier, le président de la Chambre a reçu, dans le cadre de ses concertations hebdomadaires, MM. Alaëddine Terro, Mohammad Raad, Abdel Latif Zein, Fadi Awar, Ali Khreiss, Ali Bazzi, Abdel Majid Saleh, Kamel Rifaï, Émile Rahmé, Nawaf Moussaoui, Hani Kobeyssi, Walid Succarieh, Ali Fayad, Kassem Hachem, Abbas Hachem, Nabil Nicolas, Ghazi Zeayter, Ali Ammar, Ali Mokdad, Estéphan Doueihy.
Selon ses visiteurs, M. Berry a affirmé qu’il « prend son temps » avant de convoquer une réunion parlementaire « parce qu’il est soucieux de la participation de toutes les composantes politiques à ces assises ordinaires ». Dans une allusion à peine voilée au communiqué du 14 Mars, il a souligné l’importance du dialogue, jugeant nécessaire d’« ouvrir la voie devant les possibilités d’entente entre les Libanais ». Le président de la Chambre n’a pas caché son mécontentement face à l’initiative du 14 Mars, en faisant observer, selon ses visiteurs, que « les positions négatives ne mènent nulle part ».
Plus tard, le bureau du Parlement s’est réuni sous sa présidence et en présence des députés Michel Moussa, Abdel Latif Zein, Gilberte Zouein, Hassan Fadlallah, Simon Abiramia, Ayoub Hmayyed, Anwar el-Khalil, Nawwar Sahili, Ali Bazzi, Farid el-Khazen, Nehmetallah Abi Nasr, Assem Kanso, Ali Mokdad.
Le vice-président de la Chambre, Farid Makari, ainsi que d’autres présidents et rapporteurs des commissions se sont excusés « pour des raisons de sécurité », selon le député Hassan Fadlallah qui a donné lecture du communiqué final.
Fadlallah : « L’intérêt des Libanais doit primer »
M. Fadlallah a ensuite indiqué que les discussions ont porté sur « l’importance de l’activité parlementaire qui doit se poursuivre ». « Plusieurs textes de loi sous examen sont urgents parce qu’ils touchent directement à la vie des Libanais, comme la loi électorale ou la loi sur les loyers. Comme les commissions représentent l’atelier du Parlement, il faut que leur action se poursuive », a ajouté le député, en insistant sur le fait que M. Berry a « relevé au cours de la réunion que le Parlement n’appartient ni au 14 Mars ni au 8 Mars, mais représente l’ensemble de la nation ».
Le parlementaire a ensuite exprimé le souhait de voir M. Makari et les présidents et rapporteurs de commissions de l’opposition reprendre leurs activités « dans l’intérêt des Libanais qui attendent beaucoup de lois envoyées par le gouvernement ».
« Il n’est pas permis de paralyser la vie et les intérêts des Libanais à cause de conflits ou de divisions politiques », a-t-il conclu, poussant ainsi un journaliste à lui poser la question que beaucoup de Libanais auraient également souhaité lui poser : Quid de la fermeture du Parlement pendant un an et demi en 2006-2007 ?
M. Fadlallah a répondu : « Les circonstances étaient à l’époque différentes parce qu’elles se rapportaient au gouvernement. Le Parlement n’était pas paralysé puisque les commissions parlementaires poursuivaient leurs réunions même si des points conflictuels n’avaient pas pu être examinés ou approuvés. » Et d’ajouter : « Les circonstances passées étaient liées aux divisions qui prévalaient. La situation est complètement différente aujourd’hui. »
La décision de M. Berry fait suite au communiqué que le 14 Mars a fait paraître mardi, et dans lequel l’opposition a annoncé qu’elle boycottera l’équipe Mikati jusqu’à ce que celle-ci démissionne et qu’un gouvernement de salut neutre soit mis en place.
Cette évolution dans la crise politique, qui s’est accentuée après l’assassinat du général Wissam el-Hassan, a été examinée durant l’entretien hebdomadaire de M. Berry, hier, avec les députés, qu’il reçoit chaque mercredi en son bureau, ainsi qu’au cours de la réunion mensuelle du bureau de la Chambre.Hier, le président de la Chambre a reçu, dans le cadre de ses concertations hebdomadaires, MM....


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Tu l'as dit, bouffi ! Depuis que toi et tes potes agissez (positivement peut-être ?), on est jamais arrivé aussi nulle part que maintenant.
13 h 46, le 01 novembre 2012