Le cas Armstrong n’est pas encore totalement clôturé ; l’UCI devrait se réunir vendredi pour régler d’autres questions : des coureurs vont-ils remplacer Lance Armstrong dans les palmarès ? Quid des primes reçues par le coureur américain et une éventuelle demande de dommages ? Photo prise lors de l’arrivée de l’Américain aux Champs-Élysées le 23 juillet 2000, pour la 87e édition du Tour de France. Joel Saget/AFP
« Lance Armstrong n’a pas sa place dans le cyclisme », a déclaré le président de l’UCI, Pat McQuaid, lors d’une conférence de presse à Genève en confirmant que son organisation validait les décisions de l’Usada.
L’Usada a publié le 10 octobre un rapport à charge contre Armstrong, établissant que le Texan avait été au cœur du « programme de dopage le plus sophistiqué, professionnel et efficace de l’histoire du sport » durant sa carrière.
Lance Armstrong, aujourd’hui retraité du cyclisme et âgé de 41 ans, avait renoncé à contester les accusations portées à son encontre, ouvrant la voie aux sanctions de l’Usada, que l’UCI devait encore ratifier.
Onze anciens coéquipiers de Lance Armstrong sous les maillots de l’US Postal puis de Discovery Channel, équipes avec lesquelles il a remporté ses sept Tours de France entre 1999 et 2005, ont témoigné contre lui.
En contrepartie de leurs témoignages et de leurs aveux de dopage à ses côtés, leurs suspensions ont été réduites.
Lance Armstrong, jadis considéré comme le plus grand coureur de tous les temps parce qu’il avait survécu à un cancer avant de prendre le pouvoir dans le peloton, continuer de nier tout dopage et affirme n’avoir jamais été contrôlé positif.
Il a expliqué avoir renoncé à contester les accusations de l’Usada après des années d’enquêtes et rumeurs diverses parce qu’il « arrive un moment dans la vie d’un homme où il doit dire : “Ça suffit” ».
Pat McQuaid, dont l’organisation doit faire face depuis de longues années à un problème endémique de dopage, a souligné lors de sa conférence de presse : « Ce n’est pas la première fois que le cyclisme se trouve à la croisée des chemins et doit prendre un nouveau départ. »
Interrogé sur la responsabilité de l’UCI, le dirigeant irlandais a écarté l’idée d’une démission. Il a également tenu à défendre son institution : « Il n’y a aucune preuve d’implication de l’UCI. Il n’y a jamais eu de contrôle positif de Lance Armstrong. Il n’y a rien à couvrir. »

