Depuis son doublé face à Sochaux, Kevin Gameiro (à gauche) a retrouvé la confiance et confirmé la possibilité pour lui d’être titulaire aux côtés de Zlatan Ibrahimovic. Franck Fife/AFP
Surtout pas à un attaquant qui doit se coltiner chaque jour dans les pattes un joueur de la trempe d’ « Ibra ». La trêve internationale, en ce sens, possède des atouts pour qui, comme Gameiro, entend attirer l’attention de son entraîneur, pendant que d’autres sont sous les drapeaux.
« Cette semaine, on était en petit comité, on peut travailler plus le côté individuel », reconnaît l’ancien buteur de Lorient. Hier, il a même eu droit à du « rab’ » puisque Ibrahimovic est resté s’entraîner en intérieur, avec un programme adapté suite à ses matches avec la Suède.
Sous le regard d’Ancelotti, visiblement un peu plus attentif aux gestes de Gameiro qu’à ceux des autres joueurs, Gameiro a semblé un peu tétanisé, ratant nombre de buts faciles dans les petits jeux. Mais il a réussi à relever la tête avant la fin de séance, se montrant habile face aux grands buts. Un peu à l’image de ces dernières semaines, où il a retrouvé la joie du buteur contre Sochaux (un doublé).
« J’étais préparé »
« Avant ce match-là, ce n’était pas toujours évident. Ce doublé m’a redonné confiance et j’ai montré au coach que j’étais là », souligne l’attaquant.
Mais être là ne suffit pas quand Zlatan est dans les parages.
« Ibra, il joue, il marque (9 buts en 7 matches, NDLR). C’est un joueur très important, on s’appuie sur lui pour gagner des matches. Je ne sais pas si on s’appuie trop sur lui, on verra bien dans l’avenir comment ça se passe quand on sera sans lui. Heu... attention, je ne souhaite pas qu’on joue sans lui », se reprend-il immédiatement.
Forcément, les choix tactiques – un ou deux attaquants? – comptent double pour lui.
« À deux attaquants, c’est plus facile pour moi », plaide-t-il. « J’ai joué trois ans comme ça à Lorient (50 buts en 108 matches de L1, NDLR). Et même pour le PSG, c’est bien car les défenseurs adverses sont plus focalisés sur Zlatan, et moi ça me libère des espaces que j’aime prendre », explique le joueur.
Le « petit » Gameiro (1,72 m) ne veut pas regarder de trop loin le géant Zlatan (1,95 m).
« Il est imposant, c’est clair. Il a beaucoup d’expérience, il connaît le football, il a tout gagné... On apprend, juste en le regardant jouer. Il aime bien gueuler un peu, mais c’est son caractère. Ça ne me gêne pas qu’il soit comme ça, faut faire avec. Zlatan, on lui répond si on a du caractère, après il faut se montrer et s’affirmer. »
Sans oublier de se réfugier « dans le travail ». « Je prends tout ce qu’on me donne. En restant ici cette année, j’étais préparé à ça, je n’ai rien lâché. »
(Source : agences)

