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Sport - Football - Mondial 2014

France et Suède en trouble-fêtes ce soir ?

Les grandes puissances du football européen ont jusqu’à présent été épargnées par le sort lors de la campagne de qualification pour la prochaine Coupe du monde, mais la France et la Suède sont bien décidées à chatouiller l’Espagne et l’Allemagne ce soir.

De gauche à droite: Franck Ribéry, Patrice Evra, Didier Deschamps et Karim Benzema hier à Clairefontaine-en-Yvelines. La France effectue un déplacement périlleux ce soir à Madrid en éliminatoires du Mondial 2014. Franck Fife/AFP

Si la répartition des meilleurs en neuf poules permet en théorie d’éviter les chocs, elle n’empêchera pas l’Italie et les Pays-Bas d’affronter respectivement le Danemark et la Roumanie, habitués à mordre les chevilles des ténors.
Les Roumains ont des arguments, ne serait-ce que sur le plan comptable. Comme leurs futurs adversaires, ils ont remporté tous leurs matches du groupe D et totalisent 9 points. Mieux : ils n’ont pas encore encaissé de but.
Mais pour l’instant, seule l’Islande a quelque peu bousculé l’ordre établi en battant la Norvège. La sélection insulaire tentera contre la Suisse, leader d’un groupe E plutôt ouvert, de s’offrir une nouvelle prise.
Les Suisses doivent d’autant plus se méfier de cet État d’à peine 320 000 habitants qu’ils ont essuyé ces dernières années des défaites peu glorieuses contre le Luxembourg ou le Monténégro.
Sans compter que l’Islande commence tout doucement à se faire une petite place sur la scène internationale. L’équipe Espoirs s’est qualifiée l’année dernière pour l’Euro, et Sepp Blatter, président de la FIFA, a cité le pays en exemple.
« Quand je regarde le développement du football islandais, dans un laps de temps plutôt court et avec une petite population en comparaison de beaucoup d’autres pays, on devrait pouvoir arriver à de tels résultats ailleurs dans le monde », a-t-il dit.
Comme la poule E, la poule A ne compte pas de véritable poids lourd, ce qui laisse la porte ouverte à des pays comme la Belgique ou la Croatie, qui accueillent respectivement l’Écosse et le Pays de Galles.

La peur d’Ibrahimovic
À l’inverse, l’Espagne et la France ont été versées dans le même groupe, le I. Fait inhabituel, les Bleus n’étaient pas tête de série, la faute au fiasco du Mondial sud-africain il y a deux ans, et doivent donc passer par Madrid.
La mission des joueurs de Didier Deschamps : oublier la défaite 2-0 en quarts de finale de l’Euro contre la Roja et se convaincre qu’ils sont capables de rivaliser avec les champions du monde et doubles champions d’Europe en titre.
La Suède fera quant à elle le voyage à Berlin, avec l’espoir de faire vaciller l’Allemagne. La Mannschaft a remporté tous ses matches pré-Euro 2012 et est repartie sur les mêmes bases, avec à la clé un 6-1 infligé à l’Irlande vendredi.
« La tâche sera délicate contre un adversaire bien organisé, tactiquement intelligent et qui possède un remarquable attaquant en la personne de Zlatan Ibrahimovic », a toutefois prévenu Philipp Lahm, capitaine de l’équipe d’Allemagne, qui se méfie du buteur du Paris Saint-Germain.
Il s’agira du premier grand test pour les Scandinaves qui ont, pour l’instant, dû jauger leur niveau contre les îles Féroé et le Kazakhstan. Avant le coup d’envoi, les Suédois comptent trois longueurs de retard sur l’Allemagne.
S’ils devaient gagner, les Allemands seraient en excellente position, tout comme la Russie dans le groupe F. Et l’identité du prochain adversaire de Fabio Capello et de ses joueurs, l’Azerbaïdjan, n’a pas de quoi les faire frissonner.
Après avoir battu le Portugal vendredi, ils devront confirmer leur première place. Les Portugais devront en revanche montrer contre l’Irlande du Nord qu’ils ont remonté la pente, sans quoi ils risqueraient de la dévaler dans le mauvais sens.
Sauf énorme surprise, Cristiano Ronaldo honorera pour l’occasion sa centième sélection.
Avec sept points, soit seulement deux d’avance sur la Bulgarie dans le groupe B, les Italiens n’ont pas non plus beaucoup de marge de manœuvre. Ils auront face à eux les Danois, qui ont notamment battu les Pays-Bas en juin en phase de groupe de l’Euro.
©Reuters

 

Le programme
(heure de Beyrouth) :

GROUPE A
21h00 : Croatie – pays de Galles
21h00 : Macédoine – Serbie
21h45 : Belgique – Écosse.

GROUPE B
21h00 : République tchèque – Bulgarie
21h45 : Italie – Danemark.

GROUPE C
21h00 : îles Féroé – Éire
21h35 : Autriche – Kazakhstan
21h45 : Allemagne – Suède.

GROUPE D
20h00 : Andorre – Estonie
21h00 : Roumanie – Pays-Bas
21h30 : Hongrie – Turquie.

GROUPE E
21h00 : Chypre – Norvège
21h30 : Islande – Suisse
21h45 : Albanie – Slovénie.

GROUPE F
18h00 : Russie – Azerbaïdjan
19h00 : Israël – Luxembourg
22h45 : Portugal – Irlande du Nord.

GROUPE G
20h00 : Lettonie – Liechtenstein
21h00 : Bosnie – Lituanie
21h30 : Slovaquie – Grèce.

GROUPE H
21h00 : Ukraine – Monténégro
21h30 : Saint-Marin – Moldavie
22h00 : Pologne – Angleterre.

GROUPE I
19h00 : Belarus – Géorgie
22h00 : Espagne – France.

Si la répartition des meilleurs en neuf poules permet en théorie d’éviter les chocs, elle n’empêchera pas l’Italie et les Pays-Bas d’affronter respectivement le Danemark et la Roumanie, habitués à mordre les chevilles des ténors.Les Roumains ont des arguments, ne serait-ce que sur le plan comptable. Comme leurs futurs adversaires, ils ont remporté tous leurs matches du groupe D et totalisent 9 points. Mieux : ils n’ont pas encore encaissé de but.Mais pour l’instant, seule l’Islande a quelque peu bousculé l’ordre établi en battant la Norvège. La sélection insulaire tentera contre la Suisse, leader d’un groupe E plutôt ouvert, de s’offrir une nouvelle prise.Les Suisses doivent d’autant plus se méfier de cet État d’à peine 320 000 habitants qu’ils ont essuyé ces dernières années des défaites...
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