Convoqué lundi, l'ambassadeur Isaac Bachman "regrette lui-même prudemment ce qui est sorti" dans la presse, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères suédois, Anders Jörle.
"Sinon, on peut dire que la réunion a été constructive", a ajouté M. Jörle.
Le quotidien israélien Haaretz a cité une source gouvernementale israélienne affirmant que la Suède chercherait à empêcher le durcissement des sanctions européennes pour permettre un contrat entre l'équipementier en télécoms Ericsson et l'opérateur téléphonique Irancell.
"Les Suédois craignent que d'autres pays avec une politique problématique dans les droits de l'Homme tels que la Chine entendent parler de l'annulation [du contrat] et s'inquiètent quant à leurs liens avec Ericsson", a dit ce responsable cité anonymement.
M. Jörle a souligné que l'ambassadeur avait précisé que ces déclarations "ne reflétaient pas une position officielle" d'Israël.
Le ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt a jugé "calomnieuses" les informations données par Haaretz.
"Ce n'est pas la façon dont je pense que des nations adultes devraient interagir les unes avec les autres et je réagirai tout à fait fermement vis-à-vis d'Israël", a-t-il dit, interrogé par l'agence de presse suédoise TT, en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne à Luxembourg.
La Suède a adopté lundi à la mi-journée une décision gouvernementale qui soutient le renforcement de sanctions financières et commerciales européennes contre l'Iran, accusé par les Occidentaux de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil. Téhéran nie ces accusations.
Interrogée par l'AFP, l'ambassade d'Israël en Suède a refusé de commenter l'affaire.
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ERICSSON
isin
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