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Moyen Orient et Monde - France

Campagne internationale choc anti-peine de mort

L’ONU « entend tout faire pour que la peine de mort disparaisse », a souligné le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, dans un message transmis à l’ouverture, le 9 octobre 2012, d'une campagne internationale contre la peine de mort.Archives AFP

Avocats, diplomates, juristes ou militants se sont réunis hier au Quai d’Orsay pour le lancement d’une campagne internationale pour l’abolition de la peine capitale, toujours appliquée dans une soixantaine de pays et territoires dans le monde. Des centaines de personnes, dont des avocats de condamnés iraniens, chinois, japonais ou américain, un ex-condamné à mort marocain, des ambassadeurs et des activistes se sont donc retrouvées en fin de journée sous les lambris du ministère des Affaires étrangères, qui a pris l’initiative de cette campagne.


L’ONU « entend tout faire pour que la peine de mort disparaisse », a souligné le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, dans un message transmis à l’ouverture de la campagne. Il a exhorté tous les États à voter en faveur d’une prochaine résolution à l’Assemblée générale de l’ONU sur l’adoption d’un moratoire. « Chaque suspension d’exécution, chaque nouveau moratoire, est une victoire », a déclaré pour sa part le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. « Nous sommes décidés à porter ce combat au-delà de nos frontières », a-t-il lancé, rappelant que « l’an dernier, pour la seule Chine, entre 4 000 et 8 000 personnes ont été exécutées », et dénonçant une peine « inefficace, irréversible et inhumaine ».


« Il ne s’agit pas de donner des leçons de droits de l’homme, mais de partager notre expérience et de rappeler que l’abolition est un combat long et difficile qui exige du courage politique », a expliqué l’ambassadeur de France aux droits de l’homme François Zimeray. Un combat fluctuant également, rappelle une source diplomatique, citant les revirements du Japon ou de la Gambie, le premier ayant repris les exécutions en 2012, la seconde appliquant une politique erratique alternant mises à mort et moratoire.

Signes
Les pays du Maghreb, Tunisie, Maroc et Algérie, qui appliquent un moratoire de facto depuis près de 20 ans, ne s’engagent toujours pas en faveur de l’abolition, déplore également cette source. La Chine, l’Iran, les États-Unis, sont évidemment toujours cités parmi les pays qui exécutent les condamnés. En revanche, les abolitionnistes notent « des signes encourageants » avec le Bénin, qui a ratifié en juin le protocole d’abolition, l’Afrique subsaharienne « qui pourrait devenir le prochain foyer abolitionniste » avec les ralliements rwandais, burundais et centrafricain. Ils évoquent aussi la Californie, où un référendum sur la peine capitale est prévu le mois prochain.


Militants et ONG se félicitaient, pour leur part, de cette visibilité nouvelle donnée au combat contre la peine de mort, alors que la journée mondiale anti-peine capitale est célébrée demain. « Il ne faut pas que ça reste symbolique et nous attendons que la France s’implique effectivement et continue à inciter tous les États hésitants », a souligné la directrice adjointe d’Ensemble contre la peine de mort (ECPM), Ariane Grésillon.

Avocats, diplomates, juristes ou militants se sont réunis hier au Quai d’Orsay pour le lancement d’une campagne internationale pour l’abolition de la peine capitale, toujours appliquée dans une soixantaine de pays et territoires dans le monde. Des centaines de personnes, dont des avocats de condamnés iraniens, chinois, japonais ou américain, un ex-condamné à mort marocain, des ambassadeurs et des activistes se sont donc retrouvées en fin de journée sous les lambris du ministère des Affaires étrangères, qui a pris l’initiative de cette campagne.
L’ONU « entend tout faire pour que la peine de mort disparaisse », a souligné le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, dans un message transmis à l’ouverture de la campagne. Il a exhorté tous les États à voter en faveur d’une prochaine résolution...
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