Réuni au Sérail sous la présidence du Premier ministre, Nagib Mikati, le Conseil des ministres a étudié sept projets de loi et une proposition de loi consacrés au développement et à la modernisation de l’administration libanaise – ce qui constituerait, selon des sources ministérielles, une première depuis l’ère Fouad Chehab.
Le Conseil a en effet approuvé le projet de loi modifiant le décret-loi sur l’Inspection centrale, le projet de loi réglementant la Cour des comptes, et les deux projets de loi relatifs à la création du département des opérations publiques. Il a également approuvé le principe de la création d’unités de planification et de programmation dans les ministères et de la création d’unités informatiques dans les administrations publiques. Il a enfin approuvé le projet de loi sur les transactions électroniques à caractère personnel et la proposition de loi sur le droit d’accès à l’information.
Le Premier ministre a estimé, à l’ouverture de la séance, qu’il s’agissait d’une « priorité urgente pour redynamiser l’administration, qui souffre depuis des années d’une lenteur exceptionnelle au niveau du suivi des développements mondiaux dans ce domaine, ce qui conduit à une régression sévère sur le plan des services offerts aux citoyens et à un accroissement de la corruption au sein de l’administration, ce qui menace de faire obstruction à l’application des projets économiques ».
Et d’ajouter : « Les projets de loi à l’étude aujourd’hui constituent un bond en avant dans l’action de l’administration libanaise, une vision pour l’avenir et une incarnation de la modernité et du développement. Cela se produit pour la première fois depuis le début des années soixante du siècle dernier et va de pair avec les évolutions en cours, en particulier dans le domaine de l’informatique. Cela permet aussi de consolider la situation des organismes de contrôle et des finances à travers le développement de l’action de l’Inspection centrale et de la Cour des comptes », a indiqué M. Mikati.
Le Premier ministre a estimé que cela constitue enfin un pas important pour consolider la transparence, évoquant par ailleurs la création « d’unités de développement et de programmation au sein des ministères pour dynamiser la coordination entre les différentes administrations ».
Quant à la proposition de loi pour le droit d’accès à l’information, elle constitue « une étape essentielle pour protéger les libertés garanties par la Constitution », a-t-il noté.
« Le gouvernement remplira son devoir dans ce domaine et compte sur la collaboration de la Chambre pour accélérer l’étude de ces projets », a-t-il conclu.
Le dossier des nominations administratives et judiciaires, lui, a été reporté à une séance ultérieure.
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