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« Ibra » est grand, Paris doit encore grandir

Le Paris SG, battu à Porto mercredi (1-0) et tenu en échec dimanche à Marseille (2-2), n’a pas réussi à hausser son niveau lors d’une semaine où il était attendu, ses failles collectives et parfois individuelles n’étant qu’imparfaitement masquées par l’immense Ibrahimovic.

L’arbre qui masque la forêt ?
La question peut se poser. Mais au moins l’arbre est-il rare, immense et précieux. Avec deux buts extraordinaires en deux minutes, le Suédois a calmé un stade Vélodrome frondeur et remis son équipe dans le sens de la marche après l’ouverture du score de Gignac. Mais sa prestation individuelle ne peut faire oublier que Paris a aligné un deuxième match insuffisant dans l’expression collective. Dimanche, l’ancien Milanais a souvent été contraint de jouer à la fois le rôle de n° 10 et celui de n° 9. C’est aussi le cas avec sa sélection, mais la richesse de l’effectif parisien devrait permettre de l’éviter. Mais Pastore a failli et Gameiro, entré à sa place en deuxième période, a été dévoré par Nkoulou, qui avait en revanche peiné face à « Ibra ».
Après la rencontre, comme chargés d’un élément de langage, les Parisiens ont tous insisté sur le manque d’intensité. Paris en a manqué, c’est vrai, mais pas que de ça. Alors que l’équipe semblait en réel progrès dans l’équilibre – l’obsession de Carlo Ancelotti –, depuis deux matches, c’est moins bien. Collectivement, le PSG a été tout sauf impressionnant dimanche et si la baisse de régime de Verratti peut être un facteur d’explication, elle devrait elle aussi pouvoir être compensée compte tenu des solutions dont dispose Ancelotti.
Au total, le PSG reste cette équipe paradoxale dont on se dit depuis un an qu’elle a une marge de progression immense, mais qui ne progresse pas vraiment. Elle reste favorite, bien sûr, mais elle devra faire un peu plus contre des adversaires moins forts mais plus courageux.

Ancelotti et les côtés
Le coaching d’Ancelotti a interpellé dimanche. À la fin de la rencontre, le 11 parisien est composé de deux défenseurs centraux, quatre (!) arrières latéraux (Maxwell et Van der Wiel jouant au milieu), deux milieux défensifs ou relayeurs et seulement deux joueurs offensifs, Ibrahimovic et Gameiro. Même dans le contexte particulier du Vélodrome, on pouvait attendre un peu plus d’audace de la part d’une équipe dont l’ambition est européenne.
Autre constat, le PSG peut bien aligner quatre latéraux et un attaquant de 1,95 m, il n’en reste pas moins terriblement inefficace dans le jeu offensif sur les côtés. C’est entendu, Ancelotti n’est pas le premier fan de Nene, resté sur le banc, mais sa présence aurait pu être utile face à des latéraux marseillais fatigués.

Pastore sombre encore
Marseille n’est décidément pas son jardin. Transparent l’an dernier, l’Argentin l’a été à peine moins dimanche et a été remplacé dès la pause. Quel naufrage pour un joueur qui avait prédit que son équipe allait faire un grand match !
Son absence totale de goût pour le combat est rédhibitoire à ce niveau et, victime résignée, il a été mangé par le Vélodrome et les Marseillais. Il a eu deux occasions (10e et 38e), tout de même, et les a ratées dans les grandes largeurs.
« On lui fout un peu plus la paix et il peut avancer tranquillement. C’est un très grand joueur, il lui reste à le montrer à tous les matches », disait samedi son capitaine Jallet. Après sa prestation de dimanche, il n’est malheureusement pas certain qu’il joue tous les matches.

©AFP
Le Paris SG, battu à Porto mercredi (1-0) et tenu en échec dimanche à Marseille (2-2), n’a pas réussi à hausser son niveau lors d’une semaine où il était attendu, ses failles collectives et parfois individuelles n’étant qu’imparfaitement masquées par l’immense Ibrahimovic.L’arbre qui masque la forêt ?La question peut se poser. Mais au moins l’arbre est-il rare, immense et précieux. Avec deux buts extraordinaires en deux minutes, le Suédois a calmé un stade Vélodrome frondeur et remis son équipe dans le sens de la marche après l’ouverture du score de Gignac. Mais sa prestation individuelle ne peut faire oublier que Paris a aligné un deuxième match insuffisant dans l’expression collective. Dimanche, l’ancien Milanais a souvent été contraint de jouer à la fois le rôle de n° 10 et celui de n° 9....
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