L’Allemand Sebastian Vettel a remporté le Grand Prix du Japon de formule 1 sur Red Bull. Il se replace à quatre points de Fernando Alonso (Ferrari) au championnat du monde à cinq courses de la fin de la saison, après la sortie hier au premier virage de l’Espagnol. Jung Yeon-je/AFP
C’est la 3e victoire de la saison pour Vettel, parti en pole position, qui a mené de bout en bout et même signé le meilleur tour en course, au 52e et avant-dernier tour. Elle est bonifiée par l’abandon au 1er tour d’Alonso, qui s’est accroché au départ avec le Finlandais Kimi Räikkönen (Lotus). Son prédécesseur chez Ferrari a quand même pu terminer la course à la 6e place.
Alonso est le grand perdant de cette manche japonaise, car il ne marque aucun point pour la seconde fois en quatre courses, après son abandon au départ du GP de Belgique, début septembre, suite à un carambolage. Il ne mène plus que par 194 points à 190 pour Vettel, alors qu’il avait 44 points d’avance sur Vettel après sa victoire en Allemagne, la 3e et dernière en date cette saison.
Le seul motif de consolation pour la Scuderia, c’est la 2e place de Massa, sur le podium pour la première fois depuis deux ans, au GP de Corée 2010. « C’est fantastique de courir ici », a d’abord dit Massa sur le podium. « Je pense que ce résultat va m’aider à garder ma place chez Ferrari en 2013 », a-t-il ajouté en souriant, quelques minutes plus tard en conférence de presse.
Le héros du jour est Kobayashi, sur le podium pour la première fois de sa carrière en F1, devant son public. « Koba » a résisté jusqu’au bout au Britannique Jenson Button (McLaren), qui a terminé sa course poursuite à une demi-seconde du Japonais, devant un public ravi. « C’est incroyable, fantastique », a-t-il dit sur le podium, puis : « Je pense que ce résultat va m’aider à rester chez Sauber », en conférence de presse, en faisant un clin d’œil à Massa.
C’est un podium historique pour Kobayashi, originaire de la banlieue d’Osaka, tout près de Suzuka : il s’agit en effet seulement du troisième podium d’un pilote nippon en 60 ans de F1, après Aguri Suzuki en 1990 et Takuma Sato en 2004. Il pourrait valoir très cher en fin de saison pour Sauber qui se rapproche à 20 points de Mercedes au classement constructeurs.
L’autre grande victime du jour est l’Australien Mark Webber, parti sur la 1re ligne dans sa Red Bull mais heurté au premier virage par le Français Romain Grosjean (Lotus), qui était sur la 2e ligne à côté de Kobayashi. Webber a finalement terminé 9e puis s’est rendu chez Lotus F1 pour exprimer son mécontentement, en criant très fort et en tapant sur les cloisons amovibles.
La sortie de piste d’Alonso, coincé dans une position gênante au 1er virage, a provoqué la seule neutralisation de cette course, du 1er au 3e tour. C’est le seul moment où la marche triomphale de Vettel a été ralentie pendant quelques minutes. Puis elle a repris sur le même rythme infernal qu’en 2011, quand il est devenu champion du monde pour la 2e année consécutive.
©AFP

