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Moyen Orient et Monde - Jordanie

Manifestations massives à Amman en faveur des réformes

Les Frères musulmans rejettent les initiatives de Abdallah II pour calmer le jeu.

Le rassemblement « Vendredi pour sauver la nation » a été organisé par les Frères musulmans, afin d’appuyer leur demande d’une plus large représentation politique et d’un Parlement plus démocratique.Khalil Mazraawi/AFP

Des milliers de personnes ont manifesté hier à Amman à l’appel de l’opposition islamiste pour réclamer des réformes de fond, malgré l’annonce par le roi Abdallah II de la dissolution du Parlement et la convocation d’élections anticipées. Au moins 2 000 policiers ont été déployés dans le centre de la capitale pour cette manifestation qui a eu lieu après la grande prière de la mi-journée.
Les manifestants, quelque 15 000 selon des journalistes sur place, se sont rassemblés devant la mosquée al-Husseini avec une grande banderole détaillant leurs exigences : « Une loi électorale démocratique, des changements dans la Constitution, des gouvernements élus, un pouvoir judiciaire indépendant, une Cour constitutionnelle, une lutte efficace contre la corruption et une non-ingérence de la sécurité dans la vie politique ». « Cela fait 20 mois que nous manifestons et vous n’avez toujours pas compris nos demandes » ou « Arrêtez de nous voler », pouvait-on lire sur d’autres banderoles. « Nous réclamons une véritable réforme constitutionnelle qui donnerait du pouvoir au peuple jordanien », a affirmé Hammam Saïd, dirigeant des Frères musulmans, qui s’adressait aux manifestants. « Nous ne prendrons pas part aux élections car nous exigeons des gouvernements parlementaires et un Parlement réel », a-t-il dit aussi. « Nous voulons une révision de la Constitution avant que le peuple ne se révolte ! Nous voulons une réforme du régime ! » ont répondu en écho les manifestants.
La police a annoncé avoir empêché un groupe de jeunes d’attaquer les manifestants, après l’arrestation de huit personnes et la saisie d’armes à feu dans des bus se dirigeant vers le centre de Amman. Une manifestation rivale, en soutien au roi, était aussi prévue au même endroit et à la même heure, mais elle a été reportée sine die « pour empêcher d’éventuels troubles », avaient indiqué jeudi ses organisateurs.
Le royaume est touché depuis janvier 2011 par des manifestations, petites mais régulières, dans la foulée du printemps arabe, appelant à des réformes politiques et économiques. En réponse, le roi Abdallah II a annoncé la dissolution jeudi du Parlement et convoqué des élections anticipées dont il souhaite la tenue avant la fin de l’année. Mais les Frères musulmans avaient annoncé d’avance qu’ils boycotteraient un tel scrutin tant qu’il n’y aurait pas eu de réformes de fond. « Évidemment, cette manifestation ne représente que les Frères musulmans », a déclaré le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, Samih Maaytah. « Les islamistes devraient vraiment réfléchir à participer aux élections et entrer au Parlement pour œuvrer au sein de la Chambre plutôt que dans la rue en faveur des réformes », a-t-il estimé. Abdallah II, dans une interview accordée le 12 septembre, avait qualifié l’attitude des islamistes d’« énorme erreur de calcul », estimant que le scrutin était une étape « fondamentale dans le processus des réformes et la marche vers la transition ». « Je dis donc aux Frères musulmans : “Vous avez le choix : soit rester dans la rue, soit aider à construire la nouvelle Jordanie démocratique” », avait-il ajouté.
La Constitution prévoit des élections tous les quatre ans, mais des élections anticipées, boycottées par les islamistes, ont été organisées en 2010 après la dissolution du Parlement. Afin de convaincre les islamistes de participer au prochain scrutin, la loi électorale a été modifiée en juin. Mais en vain. Les islamistes accusent le système électoral de privilégier les régions rurales, considérées comme loyales au gouvernement, dont les partisans dominent le Parlement. Ils réclament un système parlementaire dans lequel le Premier ministre serait élu et non plus nommé par le roi.
Quoi qu’il en soit, les Jordaniens ont jusqu’au 15 octobre pour s’inscrire sur les listes électorales. Plus de 1,85 million de personnes s’y sont déjà inscrites, sur les près de trois millions d’électeurs potentiels.

(Source : AFP)
Des milliers de personnes ont manifesté hier à Amman à l’appel de l’opposition islamiste pour réclamer des réformes de fond, malgré l’annonce par le roi Abdallah II de la dissolution du Parlement et la convocation d’élections anticipées. Au moins 2 000 policiers ont été déployés dans le centre de la capitale pour cette manifestation qui a eu lieu après la grande prière de la mi-journée.Les manifestants, quelque 15 000 selon des journalistes sur place, se sont rassemblés devant la mosquée al-Husseini avec une grande banderole détaillant leurs exigences : « Une loi électorale démocratique, des changements dans la Constitution, des gouvernements élus, un pouvoir judiciaire indépendant, une Cour constitutionnelle, une lutte efficace contre la corruption et une non-ingérence de la sécurité dans la vie...
commentaires (5)

çà va encore énerver les bédouins,cette histoire là...je vous le dis!et,généralement,un bédouin énérvé,çà fait des dégâts!

GEDEON Christian

13 h 05, le 07 octobre 2012

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Commentaires (5)

  • çà va encore énerver les bédouins,cette histoire là...je vous le dis!et,généralement,un bédouin énérvé,çà fait des dégâts!

    GEDEON Christian

    13 h 05, le 07 octobre 2012

  • Merci de publier cette autocritique, svp! ...des bâtons dans les roux!! et pourquoi Pas dans les blondes pendant que tu y es... gros porc, va!

    Ali Farhat

    18 h 52, le 06 octobre 2012

  • Et si ces "Islamistes" s'emparaient du pouvoir à Amman, et continuaient sur leur lancée pour faire de même à Damas ! Yâ waïylééhhhh ! !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    10 h 45, le 06 octobre 2012

  • Allez, zeu brozeurs musulmans à l'attaque là aussi. Comment donc zeu King hachémite à osé critiquer israël en disant ce dernier mettait des bâtons dans les roux de son programme nucléaire civile? d'abord, il n'a pas le droit d'avoir ce qu'appellerait de toutes les façons le philosophe (!!??) henry levy "la bombe Islamique" à moins de 5.000 km du centre principale du sionisme. Alors les sio ont donc mailé l'américain qui à son tour a mailé le qatari, désormais homme de main, pour activer et mouvoir les frères en Islam, fort de plusieurs expérience "joint venture" réussies dans la région. The king devrait apprendre à se taire devant les géants... tout king qu'il est. E puis son tour devait arrivé 2 ou 3 mois après la Syrie mais ce connard d'Assad résiste...il ne veut pas tomber... alors tant pis, on fera les choses en parallèle, le temps presse pour la coupe du monde 2022 en arabie démocratique du qatar!

    Ali Farhat

    07 h 38, le 06 octobre 2012

  • Al-Qaida, certains responsables américains l'ont dit, mais ils ne peuvent le clamer haut et fort pour ne pas déloger Abdallah II toujours un bon allié sauf... Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    04 h 05, le 06 octobre 2012

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