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Culture - Musée

Le Smithsonian et son bric-à-brac d’art

Pas besoin de grimper au grenier du Smithsonian pour fureter dans ses objets d’art, car aujourd’hui on les a descendus sur la toile.

La pipe d’Albert Einstein.

Le Smithsonian Institution, fondé il y a plus de 150 ans, est souvent appelé le grenier d’art de la nation. Sa centaine de musées et centres de recherches américains ont collectionné, exposé, restauré, analysé et protégé des œuvres du monde entier. Résultat : il se retrouve en possession d’environ 137 millions d’objets d’art et de spécimens scientifiques. À trésor aussi impressionnant, incontestablement une organisation de pointe qui, néanmoins, n’arrive pas à exposer en continuité que 2% de cette réserve. Le reste est inconnu du grand public car il est constitué de ce que l’on appelle des objets-souvenir que l’on peut voir dans des vitrines familiales ou chez des antiquaires. Sauf que ceux du Smithsonian racontent les coulisses de l’histoire et de la vie du pays de l’oncle Sam. Pour qu’ils ne restent pas confinés dans ce grenier de l’art aussi prestigieux qu’il soit, on leur a trouvé des cimaises au goût du jour : à savoir un site sur la toile. À cette adresse, www.newsdesk.si.edu, on découvre tout ce qui a accompagné le quotidien des célébrités et des événements célèbres.

L’emballage du diamant Hope
Le diamant Hope, l’une des pierres précieuses les plus prestigieuses du monde et qui, en définitive, a été offerte au Smithsonian, avait eu une existence houleuse. Pour cela, le diamant n’était pas arrivé au musée sous haute surveillance, mais vulgairement enveloppé dans du papier marron et envoyé par la poste. Son donateur, le bijoutier Harry Winston, avait choisi cette formule pour ne pas attirer l’attention. Il avait déboursé 2,44 dollars pour ce colis au label «ordinaire», mais l’avait assuré pour un million de dollars. L’emballage original n’est pas exposé, mais sa copie existe au Musée postal national à Washington.

Voile de mariée d’une princesse Habsbourg
Fait d’une délicate et précieuse dentelle, ce voile avait été porté en 1881 par la princesse Stéphanie de Belgique pour son mariage avec le prince héritier austro-hongrois Rudolph. Il avait été acheté, en 1925, par une mécène américaine de grand renom, Marjorie Merriweather Post, pour les noces de sa fille aînée. Elle l’avait ensuite offert au Smithsonian en 1964; sans compter que sa demeure est devenue un musée portant son nom et illustre de par la collection d’art russe qu’elle avait constituée.

La liste de Pablo Picasso
Il y a liste et liste. Celle dressée, en 1913, par Pablo Picasso en vue de la première exposition d’art contemporain aux États-Unis est considérée comme un véritable trésor. Non seulement à cause de son graphisme, mais parce qu’elle révèle une grande coopération entre Picasso et d’autres artistes contemporains. Marcel Duchamp, Fernand Léger et Juan Gris sont entre autres recommandés.

Un Macintosh 1984
En 1984, Macintosh avait mis au point un écran d’ordinateur permettant d’accéder à des logiciels en appuyant sur des icônes au lieu de taper sur le clavier le nom du programme. On utilisait pour cela une souris qui ne comportait qu’un seul bouton. Vendu à 2500 dollars, il avait été remplacé en 1986 par un modèle plus élaboré.

La pipe d’Albert Einstein
Le créateur de la théorie de la relativité est aussi connu pour ses cheveux décoiffés et sa pipe. Bien que les médecins lui avaient interdit de fumer durant les dernières années de sa vie, il n’avait pas pu se passer de l’expérience «tactile» de la pipe. Celle acquise par le Smithsonian, en 1979, a le tuyau tout mordillé. Einstein l’avait offerte, en 1948, à une amie et grande admiratrice, Gina Plunguian.
Le Smithsonian Institution, fondé il y a plus de 150 ans, est souvent appelé le grenier d’art de la nation. Sa centaine de musées et centres de recherches américains ont collectionné, exposé, restauré, analysé et protégé des œuvres du monde entier. Résultat : il se retrouve en possession d’environ 137 millions d’objets d’art et de spécimens scientifiques. À trésor aussi impressionnant, incontestablement une organisation de pointe qui, néanmoins, n’arrive pas à exposer en continuité que 2% de cette réserve. Le reste est inconnu du grand public car il est constitué de ce que l’on appelle des objets-souvenir que l’on peut voir dans des vitrines familiales ou chez des antiquaires. Sauf que ceux du Smithsonian racontent les coulisses de l’histoire et de la vie du pays de l’oncle Sam. Pour qu’ils ne...
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