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Sport - Rencontre

Roger Bejjani veut « réinventer l’athlétisme au Liban »

Le 3 août 2011, Roger Bejjani posait avec son club, l’Inter-Lebanon, aux championnats du Liban par équipe. Il avait alors officiellement annoncé sa candidature aux élections de 2012 à la tête de la Fédération libanaise d’athlétisme. Quatorze mois plus tard, c’est avec la même énergie et le même enthousiasme que Bejjani aborde la dernière ligne droite.

Après près de 40 années à la tête de la Fédération libanaise d’athlétisme, Abdallah Chab et son équipe rangent enfin leurs crampons. Tout comme la plupart des autres sports locaux, le bilan (de ses 10 mandats consécutifs !) est relativement déplorable. Plus que sur le plan financier, c’est surtout le nombre en baisse d’athlètes amateurs et professionnels et leur niveau de performance qui blessent. Il suffit d’ailleurs de se rendre à des compétitions locales organisées par la fédération elle-même pour se rendre compte du gâchis... Aucun sport ne mérite tel sort. Encore moins la reine des sports qu’est l’athlétisme.
Mais un vent de fraîcheur souffle à nouveau sur l’athlétisme avec de nouvelles élections prévues pour la semaine prochaine, le 2 octobre prochain. Exit donc la vieille génération de papys (les membres de la Fédération actuelle ne sont pas candidats), les 21 clubs fédérés devront à présent choisir parmi l’une des deux listes en lice.
La première sera celle de « la liste de la médaille olympique 2020 », présidée par Roger Bejjani. Plus besoin de présenter en détails ce coureur de marathons endurci, qui a présidé deux clubs d’athlétisme : l’Inter-Lebanon (qu’il a créé) et celui des Vétérans.
La deuxième liste, elle, reste encore relativement inconnue pour le moment, tout juste sait-on qu’elle regroupe plusieurs personnalités de la scène sportive libanaise parmi lesquels Roland Saadé, Élie Sadé et Nehmetallah Bejjani.
Premier arrivé, premier servi, voici donc les projets et les ambitions de Roger Bejjani.

Q- Qu’est ce qui vous a poussé à faire campagne pour les élections de la Fédération libanaise d’athlétisme ?
R- Après des décennies d’absence totale de vison et de planification scientifique, il est temps que l’athlétisme fasse enfin un bond qualitatif au Liban. Les athlètes libanais, présents et futurs, méritent d’être mieux encadrés et pris en charge par une nouvelle fédération. Une fédération qui aurait une vision, un rêve et qui fixerait des objectifs ambitieux.
J’avais voté en 2008 – et à l’époque je présidais simultanément l’Inter-Lebanon et le club des Vétérans que mon mentor, le regretté François Genadry, m’avait demandé de prendre en charge) pour le directoire actuel de la fédération.
Le président et le secrétaire général actuels avaient formellement promis d’adopter mon programme à long terme, un programme structuré et basé sur une sélection nationale et qui permettrait à nos athlètes d’atteindre des niveaux supérieurs et par conséquent récolter des médailles aux niveaux régional, continental et mondial.
Malheureusement, une fois élu, le directoire a failli à son engagement préélectoral et j’ai donc vite compris que rien ne changerait à moins de changer le directoire démocratiquement. Et nous y voilà donc...

 

Et si vous êtes élu, que promettriez-vous aux clubs et aux athlètes ?
 Mes colistiers et moi-même avons intitulé notre liste : la « liste de la médaille olympique 2020 ». Nous allons nous dépenser afin de réinventer l’athlétisme au Liban et nous croyons à ce Graal qu’est la médaille olympique. Mais pour y parvenir, le rôle essentiel revient aux clubs qui doivent être revitalisés en un temps record.
Les clubs sont en effet les découvreurs de talents dans leurs régions respectives. Et pour produire une médaille olympique dans 8 ans, nous avons besoin de découvrir durant les 2 prochaines années 150 à 200 jeunes talents (âgés de 13 à 15 ans) et ce rôle revient principalement aux clubs.
Étant conscients qu’ils souffrent d’un manque de ressources financières et humaines, nous avons mis en place un système de financement des clubs permettant aux 21 clubs de devenir performants dans la chasse aux talents et dans la préparation de ces jeunes talents. La fédération jouera son rôle de catalyseur, de supervision et financement de l’élite émergente au sein d’une sélection nationale établie selon des critères scientifiques et dynamiques. Nous promettons une ère nouvelle dont les effets se feront sentir dans la semaine qui suivra la victoire de la « liste de la médaille olympique 2020 ».

 Quid du budget ? Ce programme vous coûtera combien et d’où pensez-vous pouvoir garantir les revenus nécessaires ?
La fédération en elle-même et l’application de notre programme nécessiteront un budget proche du million de dollars américain annuellement. Nous avons donc préparé plusieurs actions permettant le financement à travers des partenaires commerciaux, des subventions, des accords avec des réseaux audiovisuels, l’organisation des courses sur route et l’organisation de rencontres annuelles d’athlétisme au Liban à caractère international.

 Quelles sont vos chances réelles de succès ?
Notre liste a un programme publié tandis que la liste d’en face n’en a pas. Du moins pas à ma connaissance. Durant notre campagne, nous avons réalisé que les clubs étaient sensibles à notre discours et réceptifs à notre programme. Nous sommes donc plutôt optimistes quant à l’issue des élections. La majorité de mes colistiers sont d’anciens athlètes ou des coureurs de marathons dont l’ambition est de donner à l’athlétisme et non d’en prendre. Une excellente symbiose intellectuelle et culturelle de l’équipe augmentera les chances de succès de notre aventure.

La liste de la médaille olympique 2020
Roger Bejjani
Diala Kassem
Myrna el-Lazz
Fadi Salamé
Karim Dakroub
Carole Babikian
Rabih Ladkani
Un représentant du club des pères antonins (son nom sera dévoilé aujourd’hui).

Après près de 40 années à la tête de la Fédération libanaise d’athlétisme, Abdallah Chab et son équipe rangent enfin leurs crampons. Tout comme la plupart des autres sports locaux, le bilan (de ses 10 mandats consécutifs !) est relativement déplorable. Plus que sur le plan financier, c’est surtout le nombre en baisse d’athlètes amateurs et professionnels et leur niveau de performance qui blessent. Il suffit d’ailleurs de se rendre à des compétitions locales organisées par la fédération elle-même pour se rendre compte du gâchis... Aucun sport ne mérite tel sort. Encore moins la reine des sports qu’est l’athlétisme.Mais un vent de fraîcheur souffle à nouveau sur l’athlétisme avec de nouvelles élections prévues pour la semaine prochaine, le 2 octobre prochain. Exit donc la vieille génération de...
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