Deux hommes ont braqué ce week-end une supérette à Düsseldorf, dans l’ouest de l’Allemagne, pour en tirer un butin maigrelet : une tirelire-cochon rose contenant 20 centimes d’euro et... deux barres chocolatées, a-t-on appris hier auprès de la police. Les malfaiteurs encagoulés ont fait irruption dans la supérette et l’un des deux hommes a menacé le gérant avec un pistolet. Mais l’alarme du magasin s’est déclenchée et leur a fait prendre la fuite, a expliqué la police de Düsseldorf dans un communiqué.
« À la manière de procéder, on peut soupçonner qu’il ne s’agit pas de criminels professionnels », a souligné un porte-parole de la police dans le quotidien Bild. « Ça a commencé comme un roman policier et ça se termine en farce », a commenté le journal populaire. « Dans le cochon, il y avait 20 centimes et les barres chocolatées coûtent 1,20 euro, au total ça fait 2,60 », a commenté le gérant, interrogé par le journal.
Faute de rampe d’accès pour handicapés au tribunal, l’audience se tient dans la rue
Une femme en fauteuil roulant, âgée de 39 ans, n’a pas pu accéder au tribunal de Briey (en Meurthe-et-Moselle), faute de rampe d’accès pour les handicapés, obligeant un juge aux affaires familiales à tenir l’audience dans la rue, a-t-on appris hier de source judiciaire.
Jeanine Mujic était convoquée la semaine dernière au palais de justice à propos d’un litige relatif à une garde d’enfants, pour une audience devant la chambre du conseil qui se déroule normalement à huis clos. « J’étais déjà venue il y a deux ans et je savais qu’il n’y avait pas de rampe d’accès. Mais, à l’époque, on m’avait portée », a expliqué la mère de famille. « Cette fois, le vigile n’a pas pu le faire car il avait mal au dos. La greffière a essayé de me faire passer par le garage, mais il y a également des marches que je ne peux pas franchir », a-t-elle
poursuivi.
Faute d’être couverts par une responsabilité civile, les personnels du tribunal n’ont pas non plus pu aider la justiciable à monter les marches du parvis, a raconté l’avocat de Mme Mujic, Me Jean-Marie Tissot. « Les pompiers ont été appelés, mais ils ont refusé de venir car ils ont estimé qu’il n’y avait pas d’urgence », a encore dit l’avocat.
Le juge aux affaires familiales a alors proposé que l’audience se déroule dans la rue, devant le Palais de justice, en présence des parties et des avocats. « Les voitures passaient, les gens venaient sur le parvis fumer leurs cigarettes, c’est aberrant », a déploré Mme Mujic, qui affirme n’avoir jamais connu telle situation dans sa vie quotidienne en fauteuil roulant.


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