La toile «Vision de Tondal» de Jérôme Bosch.
impressionnantes.
Carrefour commercial, la Flandre fait se rencontrer les cultures et les traditions, et lorsque humanisme et maniérisme flamand se croisent, naît un art hors du commun, îlot unique du fantastique dans le courant de l’histoire de l’art.
Aux sujets souvent religieux, les toiles qui en sont issues mélangent les monstres des fables profanes aux symboles chrétiens et forment des compositions aussi complexes que belles et inattendues. De drôles de bêtes survolent l’arche de Noé de Meyle, ou peuplent le paradis de Bosch.
S’il est difficile de comprendre de telles toiles, à la symbolique d’un autre temps, il reste passionnant de se rendre compte de l’exploit qu’elles représentent, autant du fait de l’imagination débordante qu’elles demandent que de la technique pointue qu’elles exigent. Chacune pousse à la réflexion, dans la surprise de découvrir un monde imaginé il y a cinq siècles, mais qui a déterminé le fantastique d’aujourd’hui.
Les grands noms dominent l’exposition, de Brueghel à Bosch, sans éclipser pour autant une myriades d’artistes méconnus mais non moins talentueux, comme Mandijn ou Bouts.
Capitale européenne de la culture en 2004, Lille ne relâche pas ses efforts et, dans le cadre de son programme culturel «Lille 3000», reçoit dans un espace d’exposition atypique une collection internationale qui ne l’est pas moins.
Une exposition intitulée: «Fables du paysage flamand au XVIe siècle – Bosch, Brueghel, Bles, Bril». Toutes les informations sur le site du Palais : www.pba-lille.fr


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