L'ébullition sur la scène libanaise et les graves dérapages sécuritaires qui ont secoué le Liban ces dernières 48 heures ne peuvent être, selon les responsables de l'opposition libanaise, que l'oeuvre du Hezbollah, à l'instigation de l'Iran, avec pour objectif de soutenir le régime syrien.
Mercredi, des dizaines de ressortissants syriens ont été enlevés par la "branche armée" du puissant clan chiite des Mokdad en riposte au rapt de l’un des leurs, Hassan, en Syrie. Une démonstration de force qui a choqué les Libanais, population et responsables. Ces pratiques ont en effet replongé les Libanais dans le cauchemar de la guerre civile (1975-1990), quand les rapts, perpétrés par des miliciens agissant en toute impunité, sur base de la confession ou de la nationalité, étaient monnaie courante.
Pour le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, c'est Saïd Jalili, représentant du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a demandé au Hezbollah d'aider le régime syrien en attisant les tensions sur la scène libanaise.
En visite la semaine dernière au Liban, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne a rencontré les responsables libanais et insisté, dans son discours, sur "l’importance de la stabilité en Syrie".
"Jalili a demandé au Hezbollah de soutenir le régime syrien en important le conflit au Liban dans le but de détourner l'attention des actions du régime de Damas", a déclaré M. Souhaid au journal koweïtien as-Siyassa.
"Le premier plan prévoyait l'assassinat du patriarche maronite Mgr Béchara Raï, lors de sa récente visite au Akkar (Liban-Nord), ainsi que d'autres politiciens. Un plan que l'ancien ministre Michel Samaha était supposé mettre en oeuvre", a-t-il poursuivi.
Soupçonné d’être lié à une affaire à caractère sécuritaire, Michel Samaha a été arrêté le 8 août à son domicile de Khenchara (Metn-Nord) par une unité des services de renseignements des Forces de sécurité intérieure. À en croire diverses sources d’information, M. Samaha aurait planifié, à l’instigation de Damas, plusieurs attentats à la bombe qui étaient prévus lors d’iftars au Liban-Nord, et plus précisément au Akkar, l’objectif étant, selon les sources précitées, de provoquer une discorde sunnito-alaouite et sunnito-chrétienne.
"Après l'échec de ce premier plan, l'attention s'est tournée vers la famille Mokdad par le biais d'une vidéo montrant un des leurs pris en otage par l'Armée syrienne libre", a assuré l'ancien député. Les Mokdad ont alors enlevé des dizaines d'opposants syriens au Liban dans le but, selon Souhaid, "de les livrer au régime baasiste."
Commentant, lui aussi, l'affaire Mokdad, Boutros Harb, député du 14 Mars, a déclaré que le Liban "est devenu une base pour les clans armés qui ont établi des mini-Etats". L’ancien ministre Marwan Hamadé a, de son côté, indiqué qu'"un gouvernement de crise est la seule solution pour sauver le Liban".
Revue de presse :
La presse libanaise dénonce vertement l’effondrement de l'Etat
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Mercredi, des dizaines de ressortissants syriens ont été enlevés par la "branche armée" du puissant clan chiite des Mokdad en riposte au rapt de l’un des leurs, Hassan, en Syrie. Une démonstration de force qui a choqué les Libanais, population et responsables. Ces pratiques ont en effet replongé les Libanais dans le cauchemar de la guerre civile (1975-1990), quand les rapts, perpétrés par des miliciens agissant en toute impunité, sur base de la confession ou de la nationalité, étaient monnaie courante.
Pour le...

