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Moyen Orient et Monde - Reportage

Les rebelles syriens impitoyables avec les « traîtres »

« Les traîtres, nous les tuons. Ils n’ont aucun honneur »

Des combattants de l'Armée syrienne libre arrêtent un homme suspecté d'être un Chabiha, une milice au service du régime, à Alep, dans le nord de la Syrie, le 12 août 2012. AFP / ACHILLEAS ZAVALLIS

Encadré par un groupe de rebelles, un jeune homme est poussé à coups de crosse dans le dos à l’intérieur d’une maison de Rankous (au nord de Damas), et Assad, le chef de la brigade locale, ordonne immédiatement qu’il soit conduit à la salle de bains. Le garçon, Ahmad, 23 ans, est accusé d’être un traître infiltré dans les rangs de la rébellion. Mains liées derrière le dos, il est contraint de s’agenouiller. Son supplice commence.

 

Le poing d’Assad, surnommé « le lion de Rankous », lui martèle le visage. Seuls ses pleurs rompent le silence qui s’est fait dans la maison. Le chef s’interrompt et demande qu’on aille lui chercher un tuyau d’arrosage en plastique. Il en coupe un bon mètre et le plie en deux avant de fermer la porte de la salle de bains. Quelques minutes après, un rebelle en sort, portant les vêtements du « traître », qu’il jette sur le sol avec dédain. Le tuyau d’arrosage est devenu un fouet. Dans la maison, on entend les coups pleuvoir derrière la porte fermée. Les cris et les lamentations s’estompent peu à peu.


Nul ne pose de questions. Inutile d’être devin pour imaginer ce qui se passe derrière ce mur. Assad ne s’arrête brièvement de frapper que pour maudire et insulter le jeune homme. Un des rebelles, Mahmoud, explique : « Il a tenté de livrer à l’armée Abou Hatab, le chef de la brigade Aljadra. Il devait le conduire jusqu’à un poste de contrôle où les troupes du régime l’auraient abattu. Mais son petit jeu a mal tourné. » Nerveux, il sort une cigarette avant de conclure : « S’il est malin, il va parler. » La séance durera plus de deux heures, sans interruption. Assad a cédé la place à plusieurs de ses hommes qui se succèdent à tour de rôle pour, entre deux coups de poing, « interroger » Ahmad.

 

La nuit tombe. Il est l’heure de l’iftar. Abou Hatab, le chef rebelle que le « traître » devait livrer aux soldats du régime, est présent. « Que feriez-vous à ma place ? demande-t-il. Dans la nouvelle Syrie, les traîtres, nous les jetterons en prison, mais pour l’heure, nous sommes en guerre »... Abou Yaffar, le frère d’Assad, ne s’encombre pas de ces scrupules : « Les traîtres, nous les tuons. Ils n’ont aucun honneur. Ils ne connaissent même pas ce mot. Il n’y a que l’argent qui les intéresse. » Assad ne se fait pas à l’idée d’avoir été dupé par le jeune homme : « Il est arrivé il y a trois semaines en disant qu’il avait déserté les rangs de l’armée régulière. Nous l’avons accueilli comme l’un des nôtres et il nous a trahis. »


L’interrogatoire reprendra un peu plus tard. Toujours aussi musclé. Jusqu’à ce que deux hommes sortent le garçon évanoui de la salle de bains et le déposent sur un matelas posé à même le sol de la cuisine. Ils lui lient les pieds et jettent une couverture sur le corps meurtri. Assad s’est installé dans le salon au milieu de ses hommes. « Nous devons penser à ce que nous allons faire de lui », feint-il de s’interroger. Son frère suggère qu’ils essaient de l’échanger contre cinquante rebelles détenus par l’armée. Mais nul ne croit en cette possibilité.

Encadré par un groupe de rebelles, un jeune homme est poussé à coups de crosse dans le dos à l’intérieur d’une maison de Rankous (au nord de Damas), et Assad, le chef de la brigade locale, ordonne immédiatement qu’il soit conduit à la salle de bains. Le garçon, Ahmad, 23 ans, est accusé d’être un traître infiltré dans les rangs de la rébellion. Mains liées derrière le dos, il est contraint de s’agenouiller. Son supplice commence.
 
Le poing d’Assad, surnommé « le lion de Rankous », lui martèle le visage. Seuls ses pleurs rompent le silence qui s’est fait dans la maison. Le chef s’interrompt et demande qu’on aille lui chercher un tuyau d’arrosage en plastique. Il en coupe un bon mètre et le plie en deux avant de fermer la porte de la salle de bains. Quelques minutes après, un rebelle en sort,...
commentaires (2)

Très pitoyable ! Très dommage ! et très dégoûtant ! L'homme Anthropoïde, ANIMAL CARNASSIER sans pitié...

SAKR LEBNAN

14 h 01, le 17 août 2012

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Commentaires (2)

  • Très pitoyable ! Très dommage ! et très dégoûtant ! L'homme Anthropoïde, ANIMAL CARNASSIER sans pitié...

    SAKR LEBNAN

    14 h 01, le 17 août 2012

  • Il y a dans cet article non signé une espèce de côté jubilatoire qui n'honore certes pas son auteur...OLJ...faut pas publier ce genre de cochonneries...s'il vous plaït!

    GEDEON Christian

    07 h 11, le 17 août 2012

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