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Moyen Orient et Monde - Tunisie

« Le peuple veut (encore) la chute du régime »

Près de deux mille opposants au gouvernement dominé par les islamistes ont défilé hier à Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, à l’occasion d’une grève générale dans cette ville du centre de la Tunisie, où la contestation semble gagner du terrain. La grève était très suivie, et seuls les bouchers étaient ouverts pour permettre aux habitants de s’approvisionner pour la nuit du destin qui célèbre durant le jeûne du ramadan la révélation du Coran au prophète Mohammad. « La grève générale a été suivie à plus de 90 % », s’est donc félicité Ali Kahouli, porte-parole du Front du 17-Décembre, un des organisateurs.
Cette manifestation unitaire regroupant l’opposition, les syndicats et les représentants du patronat et de la société civile a ainsi rassemblé des centaines de personnes qui ont défilé vers le Palais de justice, avant de se disperser dans le calme en début d’après-midi. « Le peuple veut la chute du régime », ont scandé les manifestants qui réclamaient la libération d’une quarantaine de personnes arrêtées dans la région depuis la fin juillet lors de protestations contre les difficultés sociales et des coupures d’eau et électricité. Selon le comité d’avocats chargé de leur défense, dix-huit d’entre eux ont été libérés hier. Ils avaient été arrêtés en marge de manifestations réprimées à l’aide de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. M. Kahouli a, lui, insisté sur la libération de tous les détenus, et sur l’adoption d’une véritable politique de développement économique régional.
De son côté, le porte-parole du gouvernement et ministre des Droits de l’homme Samir Dilou a jugé la grève injustifiée malgré des revendications sociales légitimes. « Je ne pense pas que l’appel à la grève générale soit justifié (...) je pense qu’il ne faut pas que des considérations politiques, des partis politiques entrent en jeu », a-t-il dit à l’antenne de la radio Mosaïque FM. « On comprend les mouvements de protestation dans certaines régions compte tenu des conditions de vie difficiles », a-t-il néanmoins ajouté.
Des hauts responsables du parti islamiste Ennahda ont accusé ces derniers jours l’opposition d’instrumentaliser ce mécontentement à des fins politiciennes. Le gouvernement est confronté à une vague de contestation croissante sur plusieurs fronts, l’opposition et la société civile dénonçant une dérive autoritaire et une tentative d’organiser une islamisation rampante de la société.
(Source : AFP)
Près de deux mille opposants au gouvernement dominé par les islamistes ont défilé hier à Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, à l’occasion d’une grève générale dans cette ville du centre de la Tunisie, où la contestation semble gagner du terrain. La grève était très suivie, et seuls les bouchers étaient ouverts pour permettre aux habitants de s’approvisionner pour la nuit du destin qui célèbre durant le jeûne du ramadan la révélation du Coran au prophète Mohammad. « La grève générale a été suivie à plus de 90 % », s’est donc félicité Ali Kahouli, porte-parole du Front du 17-Décembre, un des organisateurs.Cette manifestation unitaire regroupant l’opposition, les syndicats et les représentants du patronat et de la société civile a ainsi rassemblé des centaines de personnes qui ont...
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