À Bajé-Baj, transformé en « fosse commune » selon ses habitants, un vieil homme est assis, prostré sur les ruines de ce qui fut sa maison. Trente-trois personnes, en majorité des femmes et des enfants, sont mortes dans ce village. Atta Kenare/AFP
Le ministre de l’Intérieur, Mostapha Mohammad Najar, s’est rendu sur les lieux du sinistre avec le ministre de la Santé. « Les blessés ont été transférés dans les hôpitaux de Tabriz et de la région », a précisé M. Najar, en ajoutant que « les opérations de recherche et de sauvetage étaient terminées », plus personne ne se trouvant selon lui sous les décombres. « Nous nous attelons maintenant à assurer les besoins en hébergement et en nourriture des survivants », a-t-il poursuivi, alors que selon lui, « la moitié des 600 villages de la zone ont été détruits de 40 à 100 % ». Selon un autre responsable, douze villages aux maisons de brique ou de terre ont été totalement détruits par les deux séismes. Depuis, plus de 80 répliques de moindre importance ont frappé la région qui compte plus de 16 000 sinistrés. La zone sinistrée compte une population de 128 500 personnes, selon un responsable local.
Les maisons ont tremblé aussi à Tabriz, et les habitants, terrifiés, sont sortis dans les rues. Mais il n’y a pas eu de mort dans cette grande ville.
« Fosse commune » géante
Dans le village de Bajé-Baj où vivent 414 personnes, réduit en un amas de ruines, on compte 33 morts, en majorité des femmes et des enfants. Des femmes sanglotent et gémissent autour d’une vingtaine de corps de proches alors que les hommes parcourent les ruines d’un air désespéré. « Je travaillais sur mon tracteur à la ferme lorsque j’ai senti la secousse qui m’a fait tomber », raconte Ghanbar Mehdizade, un agriculteur de 40 ans. « Dieu merci, ma famille travaillait avec moi dans le champ » et n’a pas été touchée, ajoute-t-il. « Ce village ressemble à une fosse commune », dit d’une voix cassée Alireza Haidari, un habitant. « Mais ce n’est pas le pire (...) il y a d’autres villages qui ont été détruits à 100 % », confie-t-il, les traits tirés par la fatigue. Dans le village de Mirza Ali Ghandi, Zeynab, une fillette de 13 ans, dit avoir « perdu sa sœur aînée de 16 ans et son frère de 8 ans ».
Les équipes de secours et celles du Croissant-Rouge, venues de 14 provinces du pays, sont sur place depuis samedi. Tentes, couvertures, vêtements, nourriture et eau sont distribués aux sinistrés. Selon le ministre de l’Intérieur, « 4 329 tentes, 10 000 couvertures et 18 000 paquets de nourriture » ont été distribués alors que « 92 équipes opérationnelles, trois hélicoptères, 220 ambulances et des bulldozers et autres engins ont été envoyés sur place ». Sur les routes de la région se joue parfois une course contre la montre pour des ambulances fonçant à toute allure vers l’hôpital le plus proche en croisant souvent des véhicules de secouristes.
L’Iran est situé sur plusieurs failles sismiques importantes et a connu de nombreux tremblements de terre dévastateurs. Le séisme le plus meurtrier ces dernières années a tué 31 000 personnes, soit un quart de la population, dans la ville de Bam en décembre 2003.
(Source : agences)


C'est vraiment tragique, mais le gouvernement iranien ferait mieux de s'occuper de l'amélioration de la qualité des maisons, surtout dans les régions les plus défavorisées, au lieu de dépenser des milliards dans la production d'armes sophistiquées et l'exportation de ces armes à ses alliés...La photo ci-dessus montre clairement la nature anté-diluvienne des matériaux de construction utilisés...C'est une honte!
04 h 13, le 13 août 2012